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La Fondation Jan Michalski à Montricher propose en ce moment une exposition sur l’œuvre graphique du poète Henri Michaux, avec des rencontres et conférences pour accompagner l’événement.

 

Riche de plus de 70 œuvres graphiques de Henri Michaux, allant de 1937 à 1984, la très active Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature à Montricher permet en ce moment de découvrir ou de redécouvrir l’activité parallèle du poète. Dès les années 1930, Henri Michaux a exploré la puissance de l’encre, de la gouache, du pinceau et de la plume. Les événements éprouvants de son existence, comme la guerre et le décès de son épouse Marie-Louise, l’ont incité à figurer l’existence par ce biais également, dans une conjonction des «exorcismes», entre écriture et peinture. Cet ensemble rassemblé par Rainer Michael Mason, commissaire de l’exposition, a été peu montré. Créée en 2004 par Vera Michalski-Hoffmann, la Fondation développe de nombreux projets en faveur de la création littéraire, des écrivains et des traducteurs. Elle possède une bibliothèque exceptionnelle qui donne un panorama de la littérature mondiale des 20e et 21e siècles. La Fondation distribue également des aides, des subventions et des prix. Après la venue de Jean-Pierre Martin, le poète et théoricien de l’art Franck Leibovici donnera le 21 avril une conférence intitulée «On ne sait pas ce que peut une forme». En juin, ce sera au tour de Jacques Roman de lire du Henri Michaux. Signalons également la prochaine exposition sur le peintre maître et ami de Michaux, Zao Wou-Ki, qui ouvrira en mai au Musée de Pully.

Antonio Rodriguez