archives publications 2014

autres archives : 2013, 2012, 2011

titreauteuréditiondate de publicationsiteannonce
Aurore guerrièreDamien Pattaroni Le Miel de l'Ours / Les Cahiers poétiquesjanvier 2014(en travaux)LE MIEL DE L'OURS FÊTE SES DIX ANS. Les éd. Le Miel de l'Ours fêtent en 2014 leur dixième anniversaire Jacques Chessex avait en effet inauguré de belle manière notre maison d'édition en vernissant son recueil, «Les eaux et les forêts«, à la librairie Le Parnasse, (située alors dans la rue des Eaux-Vives), le 24 janvier 2004. Lecture aux bougies, voix profonde de l'Ogre.. Grand moment ! Pour fêter notre anniversaire,diverses animations et publications seront agendées cette année. Pour commencer, trois sorties en janvier : «Aurore Guerrière«, de Damien Pattaroni (vernissage le 31 janvier, 19h, Bibliothèque de la Cité, Genève / Claude Thébert en lira des extraits. «Symphonie de chambre«, d'Eliane Vernay. «Uriance«, duo de Rolf Doppenberg & Patrice Duret (vernissage le 7 février, 19h, Bibliothèque communale de Nyon).
Symphonie de chambreEliane Vernay Le Miel de l'Ours / Les Cahiers poétiquesjanvier 2014(en travaux)LE MIEL DE L'OURS FÊTE SES DIX ANS. Les éd. Le Miel de l'Ours fêtent en 2014 leur dixième anniversaire Jacques Chessex avait en effet inauguré de belle manière notre maison d'édition en vernissant son recueil, «Les eaux et les forêts«, à la librairie Le Parnasse, (située alors dans la rue des Eaux-Vives), le 24 janvier 2004. Lecture aux bougies, voix profonde de l'Ogre.. Grand moment ! Pour fêter notre anniversaire,diverses animations et publications seront agendées cette année. Pour commencer, trois sorties en janvier : «Aurore Guerrière«, de Damien Pattaroni (vernissage le 31 janvier, 19h, Bibliothèque de la Cité, Genève / Claude Thébert en lira des extraits. «Symphonie de chambre«, d'Eliane Vernay. «Uriance«, duo de Rolf Doppenberg & Patrice Duret (vernissage le 7 février, 19h, Bibliothèque communale de Nyon).
UrianceRolf Doppenberg / Patrice DuretLe Miel de l'Ours / Les Cahiers poétiquesjanvier 2014(en travaux)LE MIEL DE L'OURS FÊTE SES DIX ANS. Les éd. Le Miel de l'Ours fêtent en 2014 leur dixième anniversaire Jacques Chessex avait en effet inauguré de belle manière notre maison d'édition en vernissant son recueil, «Les eaux et les forêts«, à la librairie Le Parnasse, (située alors dans la rue des Eaux-Vives), le 24 janvier 2004. Lecture aux bougies, voix profonde de l'Ogre.. Grand moment ! Pour fêter notre anniversaire,diverses animations et publications seront agendées cette année. Pour commencer, trois sorties en janvier : «Aurore Guerrière«, de Damien Pattaroni (vernissage le 31 janvier, 19h, Bibliothèque de la Cité, Genève / Claude Thébert en lira des extraits. «Symphonie de chambre«, d'Eliane Vernay. «Uriance«, duo de Rolf Doppenberg & Patrice Duret (vernissage le 7 février, 19h, Bibliothèque communale de Nyon).
Amphorismes et autres fonds de versJean-Daniel Robert Douayeul2013www.webliterra.chAMPHORISMES ET AUTRES FONDS DE VERS», poèmes, éditions du Douayeul, Douai (59), 2013 (Prix des Beffrois 2012). L'auteur le présente comme un livre de raison, au hasard de bouts rimés, d'haïkus, de petits textes en prose, de poèmes, tout cela écrit au hasard des coins de tables, des bistrots.
DéshistoiresLiliana Cora Fosalau BSN Pressfévrier 2014BSN PressOn relit inlassablement, avec le même plaisir étonné de sa propre tristesse, chacun de ces poèmes où se lovent, au creux de l’être, l’absence et l’attente, tout ce qui dans l’amour garde le visage de l’inaccompli.
OeuvresPhilippe Jaccottet Gallimard / La Pléiadefévrier 14GallimardPhilippe Jaccottet a lui-même choisi les œuvres rassemblées dans ce volume, y recueillant tout ce qu’on pourrait qualifier d’écriture «de création» et laissant de côté son travail de critique et de traducteur, ainsi que certains textes de circonstance liés à des voyages ou à des hommages ; il a veillé à ce que ses livres apparaissent selon la chronologie de leur publication initiale, qui était jusqu’alors parfois masquée par des regroupements éditoriaux ultérieurs. Recueils de poèmes et livres de prose alternent d’abord, bientôt ponctués à intervalles plus ou moins réguliers par les notes de carnets qu’égrènent les différentes livraisons de La Semaison. Retrouvant leur titre unique, celles-ci sont ici restaurées dans toute la cohérence de leur projet et complétées par les Observations, 1951-1956, longtemps inédites et qui sont comme l’amorce de ces semences littéraires rassemblant choses vues, choses lues et choses rêvées. L’évolution des poèmes est frappante : des sonnets rimés de L’Effraie (1953) aux pièces brèves et épurées d’Airs (1967) se fait sentir l’influence des révélations majeures que furent les paysages de Grignan et les haïku japonais. Par les chants plus tourmentés des livres de deuil qui se succèdent ensuite, de Leçons (1969) à Pensées sous les nuages (1983), le poète tente de maintenir le flux des mots malgré la mort qui semble faire vaciller jusqu’au langage. À partir de Cahier de verdure (1990), proses poétiques et vers se mêlent au sein d’un même recueil. Une forme éminemment personnelle s’invente, se concentrant sur les éclats de joie épars dont il s’agit de restituer la lumière. ...
EntaillesPierre Chappuis José Cortifévrier 2014José Corti.htmlMontagnes & eaux (compacité et fluidité, union du stable et de l’instable) en chinois pour dire, concrètement, paysage. Nécessairement liées au lieu précis où elles apparaissent et, accidentellement, se révèlent à nous, les montagnes, les eaux n’en épousent pas les limites. Eprouvées dans leur présence élémentaire, elles n’ont point à être situées, ne répondent point à l’appel d’un nom. Autrement, dans la langue, les rejoindre. Leur part d’inconnu et d’imaginaire œuvre en nous comme notre propre substrat, étranger en même temps qu’intime (quoique soustrait à une relation de simple familiarité). Effacement du lieu. Prévaut l’instant vécu au cœur des choses quand véritablement, en dépit du proverbe, une hirondelle fait le printemps. Au poème non plus, un territoire n’est pas assignable. (P. Ch)
ParavalanchesSibylle Monney Samizdatfévrier 2014SamizdatOn voudrait avoir la légèreté d’un papillon – Tabac d’Espagne ou Demideuil – pour effleurer ce texte sans le déflorer. Sans décider d’une clé de lecture parmi les multiples possibles. Récit ? Suite de proses poétiques ? Roman bref ? Sibylle Monney a préféré le considérer comme un poème, au singulier. Ode aux quatre éléments ? Ou décor de roc, de neige, de lac et de ciel, voire de métal et de béton, dans lequel évoluent une poignée de personnages bien découpés : un grand-père, une grand-mère, un père, un enfant et son frère. Au milieu d’objets à la fois familiers et symboliques : une lessive suspendue, un pont, un tracteur, une boîte d’allumettes. On pense à ces images de jadis où le chat, le soldat ou la jeune fille sont cachés dans l’arbre. Mais qu’est-ce qu’on cherche ici qu’on voit partout ? Qui, plutôt ? Enigme tendre et poignante. Servie par une écriture nette et dépouillée, efficace, pointée comme une caméra. Premier livre d’une auteure pas pressée qui a pris le temps de travailler sa voix et de la laisser mûrir.
De brume et de feuAnne Bregani Samizdatfévrier 2014Samizdat« C’est de l’intime déroute que viendront les mots à moissonner » Une fois encore Anne Bregani annonce la couleur : du bleu d’ « Azulejos » au rouge d’ « Ardentes », son huitième recueil (dans lequel jouent toutes les teintes de l’arc-en-ciel) puise au coeur de la difficulté d’être et de vivre : « Par la houle saisie puis jetée à la mer dans les eaux profondes où vit le trésor des mots avant d’être langage (…) navigante ! à terre tu es rappelée. » Une fois encore les quatre éléments sont convoqués pour attester l’enracinement du poème dans ce monde-ci. Un monde que le cheval et le loup, le chat, l’aigle et la gazelle traversent comme autant de messagers (« anges » à leur manière comme d’autres plus exactement désignés), au bord d’une frontière que le poète pressent : « qu’encore une fois (…) la forêt soit traversée que la flèche de lumière tinte au-delà - oui, au-delà » Anne Bregani le sait, l’affirme une fois encore, le « je » du poète est un « nous » : « …des histoires racontées aucune n’est mienne et pourtant ! en toutes je danse »
PasserAlain Bagnoud Le Miel de l'Ours / Les Cahiers poétiquesfévrier 2014Le Miel de l'oursAlain Bagnoud, par de délicates proses poétiques, réhausse le quotidien. Extrait : «Théière et double édredon, le son des cloches, les fêtes, le travail, les voitures et les prières. Tout peut être sacré : le verre de whisky bon marché sur la table, la grimace de ce vieillard, les poireaux et les morceaux de cadavre dans le congélateur, la chanson des Aphrodite's child à la radio. Cent soixante ressortissants syriens ont trouvé refuge en Turquie. Le nombre de contaminations a baissé de façon significative en Allemagne. Devant le trou noir de la fenêtre, au bord du monde abîmé.«
Cliquez sur j'aimeNarcisse Les éditions d'en bas / / Universlam éditionsfévrier 2014En basCette publication du slameur suisse Narcisse fait partie de son projet cliquez sur j’aime , qui comprend à la fois un spectacle, un livre, un nouvel album, un DVD et un clip. La publication aux Éditions d’en bas comprend les textes de slam – à haute valeur littéraire –, ainsi qu’un CD audio. … cliquez sur j’aime est un concept, décliné sous plusieurs formes: un livre, un disque, un spectacle, un dvd et plusieurs clips. issu du mouvement slam, narcisse se plie aux règles du genre qui veulent que la poésie soit dépouillée de tout artifice : pas de musique, pas de décor, pas de costumes, pas d’accessoires, et trois minutes par personne. mais en parallèle à ses interventions a cappella sur les scènes slam de toute la francophonie, il cherche aussi à mettre ses textes en perspective avec d’autres formes d’art. la musique d’abord, parce qu’il est musicien avant même d’être poète ; les images aussi, en photo et en vidéo ; les nouvelles technologies enfin, que narcisse aime détourner pour en faire de nouveaux vecteurs artistiques.
FaougGaia Grandin Cheyne éditeurnovembre 2013En basA chaque réveil remettre l'eau/ Les vagues l'air et tout en haut/ Un ciel différent d'hier/ Et toujours la rive/ A la même distance. Gaia Grandin est née en Suisse en 1984. Elle a étudié à la Haute école des Arts de Berne et est titulaire d'un master ès Lettres de l'université de Genève. Elle enseigne et traduit l'allemand. Gaia Grandin est née en Suisse en 1984. Elle a étudié à la Haute école des Arts de Berne et est titulaire d'un master ès Lettres de l'université de Genève. Elle enseigne et traduit l'allemand.
Visages réchappés de la nuitChristophe A. Meyer L'Harmattan / Accent tonique - Poésiedécembre 2013L'HarmattanCe recueil se déploie en un retable à deux volets. Psaumes des victimes, c'est le livre de ceux qui sont revenus de très loin : de l'exil dans le néant, de l'île concentrationnaire - ou n'en sont jamais revenus. (...) Puis, face au regard muet des victimes de l'Histoire, se lève la Prière des visages. On passe de la nuit sans miséricorde à la jubilation de la beauté du monde, et du visage de l'enfant à celui, supposé, de Dieu !
Trousse poétique de secoursVince Fasciani L'Âge d'Hommenovembre 2013L'Âge d'Hommece soir-là mon silence est l’endroit le plus heureux du monde mais parfois ma vie ressemble en tous points à une erreur de naissance je change d’identité et redeviens poète en vacances une autre vie ne démarre pourtant pas tout de suite je prends le temps de ramasser les dernières traces matérielles j’écris des poèmes-sparadrap
Du fond du tiroirNarcisse Praz Hélice Hélasmars 2014Hélice hélasSa vie durant, Narcisse Praz a écrit des poèmes d’amour à ses “bonnes amies” comme il se plaît à les nommer, sans jamais les leur envoyer. Le résultat consiste en ce que ses tiroirs se sont progressivement remplis au fil des histoires. Les poèmes sont une sélection et un regroupement de quelques de ces feuilles volantes qui n’ont jamais trouvées leurs destinataires premières. Ecrits selon les carcans classiques, restaurant entre autres la forme du rondeau redoublé ou de la villanelle, illustrés par la lausannoise Jenay Loetscher, ces poèmes détonnent par leur force d’évocation ainsi que par leur simplicité. Ces poèmes mettent en scène une symphonie du désir et de la désillusion où le jeu avec les paradoxes et l’humour semble être un échappatoire. «Nous devions être tout, l'un pour l'autre, à jamais Ton front m'était vitrail et ta bouche cerise, Tes yeux myosotis où le plaisir s'aiguise. N'entachait mon aimer nul peut-être, nul mais… Libertaire et serein, te refusant soumise, Ni liés, ni jaloux, purs je nous proclamais. Conquérant d'absolu que l'amour sublimait, J'allais, me rassurant en te pensant éprise…«
Poésies bonsaï et autres haïkuku suissesJean-Luc Fornelli Hélice Hélasmars 2014Hélice Hélas«Poésies Bonsaï et Autres Haïkuku Suisses« du tordant et tordeur de mots Jean-Luc Fornelli. Grâce à lui, la Suisse rivalise avec le Japon en terme de concision et de précision. C'est donc deux livres pour le prix d'un que ce dernier opus, une occasion en or pour ceux qui n'ont pas pu acquérir leur exemplaire de «Poésies Bonsaï« (ed. Castagniéée, épuisé depuis très longtemps) et qui en veulent encore plus.
ChiffonsRobert Fred Slatkinenovembre 2013SlatkineJe propose dans ce receuil une promenade avec la poésie, au hasard du temps... Un passage à travers ses fenêtres.... Chiffons est à lire simplement, légèrement, comme une plume déposée par le vent que l`on découvre, fragile, sur une grève. Ces poèmes sont des instants cueillis, avec le coeur, chemin faisant....
Deux poètes du XXIe siècle. William Barletta – Chansons de la déesse d'or. Lars Gustafsson – Sur l'usage du feuBertil Galland Slatkinemars 2014SlatkineDécouvreur et compagnon de poètes, Bertil Galland apparaît en ce volume comme traducteur de deux œuvres lyriques récentes dans le champ international, lisibles et attractives. Paru en suédois en 2010, Sur l’Usage du Feu fait connaître, mêlés de nature nordique et de méditations, des poèmes d’un écrivain suédois renommé et plein d’esprit, Lars Gustafsson. Sa production dépasse 80 livres, surtout connus et traduits en allemand et en anglais. Comme essayiste, Gustafsson a obtenu naguère en Suisse le Prix Veillon. On offre aux lecteurs de langue française le plaisir de goûter à sa poésie actuelle où rivalisent dans la brièveté la musique et le savoir. C’est le bréviaire d’un homme hyperattentif aux rumeurs du temps, et parfois du cosmos, même lorsqu’il séjourne en des maisons de bois dans des clairières où en chaque saison il écoute en connaisseur l’appel des oiseaux. Les Chansons de la Déesse d’Or sont l’œuvre inédite et remarquable d’un Américain, physicien de haut niveau dans l’avant-garde du nucléaire. Sa poésie sera une révélation. Elle est offerte en ce livre dans sa version originale en anglais à côté de sa traduction française. William Barletta a participé en Sicile aux réunions historiques d’Erice, où se voient encore chaque année des Prix Nobel et chercheurs éminents. Il va créer une surprise totale en faisant rayonner ce nid d’aigle antique dans une vision lyrique. Hors de toute science, il perçoit et communique le flux libérateur de Vénus auprès des ruines de son temple. Entre Californie et Sicile, il évoque des rencontres troublantes et cherche remède et correspondance à ses élans dans des parfums, fruits et rites sans rides. Il nous porte par sa redécouverte de ferveurs surgies des millénaires. Il s’en inspire en une langue poignante dans son cheminement d’homme d’aujourd’hui. Ainsi deux hommes d’une intelligence supérieure, mêlés aux affaires du monde, cherchent-ils à concentrer en poésie leurs émotions secrètes. Adjointe à ce volume paraît la troisiè
Les poèmes cosmiquesEric Felley Slatkinemars 2014Slatkinecosmique il avance avec son hachoir dans le bazar de la mort à l’heure invincible de la piqûre de vin doux la mycose humaine s’étend sous les satellites espions où le sirop jaune de la nuit arrache le coeur des lampions entre deux bouddhas virtuels le tueur de graines douces caresse la nuque des grillades et la crosse de la lune en 534 quatrains pour 178 poèmes et 12 dessins l’intimité épique de l’époque
Pixel CorazónPatrice Duret Éditions des Sablesavril 2014arttesiaPixel Corazón est un recueil de sizains en deux parties: « Points bleus » en octosyllabes et « Points rouges » en hexasyllabes des notations du quotidien, teintées d'humour. / ascèse d'artiste dans ses excès si loin des hommes sans plus d'accès lui dans sa tour à quoi rêve-t-il au loin il voit les joies subtiles les gouttes de pluie sur le décor témoin d'argile désir du corps / Format : 19 x 14 cm / Nombre de pages : 56
Rien qui se diseClaudine Gaetzi Empreintesavril 2014Empreintes/Prix de poésie C. F. Ramuz 2013. Ouvrage de 70 pages. Format 15 x 21 cm.
Soudain sans retourEvelyne Deferr Samizdatavril 2014Samizdat« Car une voix crie Il s’engage. Il s’engage, il s’engage ». Pas de doute. Un enfant est en train de naître ; une femme de le mettre au monde. Evelyne Deferr, dans la lettre qui accompagnait son manuscrit, l’annonçait d’ailleurs : « Il s’agit d’une évocation de l’expérience d’être mère. » Expérience, il faut le préciser, transmutée par une écriture à la fois sobre et brûlante. Le livre s’ouvre sur un exergue d’Yves Bonnefoy : « L’éternité descend / Dans la terre nue / Et soulève le sens / comme une bêche. » Sens dont la limpidité cohabite toutefois avec un halo de mystère qui permet au lecteur d’y chercher son propre chemin. Et pas besoin d’avoir été mère pour se sentir concerné. Nous sommes tous nés. Hier corps en mon corps indivisible Cette nuit ton regard me voit Pour la première fois je prononce ton nom Tes pupilles s’arrondissent de stupéfaction Te voici donc incarné. Miracle du nom prononcé ! Tout au long du recueil court une émouvante célébration de la parole : Tu es mon enfant et les mots / Notre ré-création ou Je te donne un verbe / tu me donnes une voix / Une sonorité te fait rire, tu me prends au jeu. Cette parole qui permet à la mère de passer peu à peu de la fusion du commencement à une distance faite de confiance et de consentement. Tour à tour élégie, berceuse, hymne, épopée, aveu murmuré, exorcisme, fable, récit comme une coulée de lave, le chant d’Evelyne Deferr nous entraîne dans un paysage d’éboulis, de prairies d’enfance et de sous-bois où renaître au désir. D. M.
La Trame de l'OrdinaireMina Süngern Samizdatavril 2014Samizdat« Si l’on ne trouve pas surnaturel l’ordinaire, à quoi bon poursuivre » écrit Cingria. Ne vous fiez pas à l’ordinaire de Mina Süngern. Sous la trame prosaïque, une écriture précise et savoureuse transcende le banal quotidien, jonglant avec les rythmes et les registres, alternant lyrisme et oralité. Dans ce théâtre, l’auteure tient le rôle d’une voyageuse toujours reconnaissable à sa voix, son regard, l’humour du dialogue intérieur. Présence parfois crue : le corps est sensible, l’épiderme à vif, « la peau est une religion ». Sur cette scène, les détails, les objets souvent dérisoires (robinets, radiateurs, néon) ne jouent pas les accessoires, ils animent le texte. Sont-ils signes ou leurres ? « L’imaginaire n’a pas de lieu », il est nomade, multiple ; chaque chambre d’hôtel est une chambre d’échos. Les cartes postales qu’on nous adresse de Rome, de Sydney ou d’une aire d’autoroute décrivent le décor mais aussi le désir et le manque de l’autre. « Sans présence, le temps n’existe pas ». Il arrive qu’une rencontre réveille des souvenirs, les rendant aussi réels que le moment présent : même l’enfance, ce temps où « le réel était sans prise », redevient vivante. Sous le désarroi court une force de vie intense : « où que j’aille, cette joie vive et sensuelle me tiendra au corps. ». Ce corps parle une langue étrangère que le poète traduit pour nous. « La matière est variée, le silence est rempli d’échos quand la parole est suspendue je pourrais me mettre à parler. » Cl.K.
Chut... précédé de RouagesVahé Godel Empreintesavril 2014Empreintes
Le parole che so / Les mots que je saisLeopoldo Lonati / trad. Mathilde Vischer et Pierre Lepori Les éditions d'en basavril 2014En BasLeopoldo Lonati est un poète de la raréfaction qui exprime l’émotion dans une fulgurance où la langue est condensée au plus haut point. Ce recueil qui explore parfois des voies réflexives et qui s’ouvre à une poétique où, par exemple, l’usage de la forme du requiem est bousculé et où les déplacements d’une langue sont marqués par une tension verticale comme dans « l’Office des ténèbres » qui conclut le recueil. Ainsi des envolées lyriques presque mystiques se trouvent contrebalancées par des chutes ironiques. (Pierre Lepori). Préface de Daniel Maggetti. Postface de Pierre Lepori.
Qu'homme / Wie ein WieBeat Christen / Muma Les éditions d'en basavril 2014En BasTextes de Beat Christen en allemand, en suisse allemand et en français. Dans Qu’homme / Wie sin Wie, le poète et ­narrateur se fait tour à tour ver de terre, pierre, homme bourré de bière, poule passant à l’abattoir, flocon de neige, enfant qui naît… Il raconte une femme qui meurt et évoque une tentative de migration à travers le détroit de Gibraltar avant de s’envoler comme s’il était martinet. Mélangeant prose et poésie, il déploie quelques possibles de l’univers terrestre. Les textes et éclats de voix de Beat Christen – qui sont bilingues mais pas toujours des traductions les uns des autres – s’entre­croisent en écho avec les motifs, les dessins et les lavis du peintre Muma. Beat Christen est né en 1965 à Lucerne. Il vit et travaille à Oron dans le canton de Vaud depuis 1991. Il a publié des poèmes, des essais et des livres d’artiste. Leer réel est paru aux Éditions d’en bas et chez le Limmat Verlag en 2003. Depuis quelques années, il travaille le récit oral.
237 haïkusChristophe Rey Héros-Limitemai 2014Héros-LimiteLes 237 haïkus de ce recueil sont extraits d’un ensemble qui en compte 741, tous inscrits dans deux carnets noirs entre l’été 2008 et l’été 2012. Se succèdent et alternent des haïkus écrits à Genève et d’autres en voyage – en Ardèche, dans le Val d’Hérens, à Londres, en Italie, dans le Tessin, dans le Nord de la France, dans le Val d’Illiez et dans le Sud-ouest des Etats-Unis. Si les haïkus ne respectent pas le canon du nombre de syllabes (5-7-5) établi par les poètes japonais du dix-septième siècle (certains d’entre eux, d’ailleurs, ne respectèrent pas uniment leurs propres règles), ils s’étagent tous sur trois courtes lignes, à l’instar des traductions françaises du haïku.
Temps divers ou le jardin varié des joursJoël Roussiez Héros-Limitemai 2014Héros-LimiteLes temps sont divers dans le jardin varié des jours comme y sont les humeurs… L’écriture de Joël Roussiez – pas des simples nouvelles ni des petits récits – apparaît comme une prose poétique, légère et douce. Les sujets sont impersonnels, ils évoluent en suspension parfois grave, ludique, ou encore alambiquée. Le lyrisme n’est pas évacué mais aérien, teinté de non-intention. Ces textes traduiraient une sorte d’humeur si l’on veut bien croire qu’une humeur préside à leur écriture mais ils sont en fait le fruit d’un mûrissement, on a envie de l’exprimer ainsi car c’est à la suite d’une longue pratique qu’ils viennent pour ainsi dire tous seuls, il coulent; la main est appuyée sur la table en laissant libre le poignet et comme un dessinateur, elle conduit du bout des doigts le crayon qui inscrit petit morceau après petit morceau le récit qui ne s’élabore pas mais se construit par prolifération jusqu’à ce qu’une cohérence d’ensemble vienne comme par surcroît en éteindre le flot.
Sonnets à OrphéeRoger Lewinter / Rainer Maria RilkeHéros-Limitemai 2014Héros-LimiteRainer Maria Rilke écrit les Sonnets à Orphée en février 1922 alors qu’il termine, dans un état de grâce, les Élégies de Duino. Dernière œuvre de Rilke, serment de son parcours de poète, les Sonnets à Orphée sont dédiés à la mémoire de la jeune danseuse expressionniste Wera Ouckama Knoop, morte de leucémie à l’âge de 19 ans. Roger Lewinter traduit une première fois les Sonnets entre 1985 et 1989. Aujourd’hui, se référant à la prosodie de Corneille et à la lecture de Mallarmé, il restitue – plus qu’il ne traduit – un art poétique qui est à la fois celui de Rilke et le sien. Pour lui, dans un vers, chaque mot est plein, chaque mot a valeur égale. Le sens du vers est dès lors révélé par l’accent, la pause. Les Sonnets à Orphée chantent l’expérience de la mort dans une fugue à quatre voix: celles de Wera-Euridice et de Rilke-Orphée.
Signes du rien (Tirage de tête)Eliane Vernay Eclats d'Encre2014Eclats d'encreIl a été tiré 50 exemplaires numérotés et signés, accompagnés d’encres originales de Jacqueline Ricard, sur papier Munken Cream 115 grammes, dont 3 exemplaires hors commerce. Chaque exemplaire comprend une encre originale signée et numérotée par l’artiste sur papier Couché Satiné Ivoire 300 grammes.
Signes du rienEliane Vernay Eclats d'Encre2014Eclats d'encre« Le sentiment d’une fêlure. Puis quelque chose se casse. Trahison ou manque - la mémoire nous fait défaut, mais depuis lors les mots ont perdu la raison, le chant nous a quittés, le sens nous a abandonnés. Depuis lors la terre, l’humanité, est orpheline et nous errons tels des pantins, âmes désertes, gonflées de vent. Funambules en exil. En morceaux. Des îles, séparées. Les yeux sont crevés, les mots sourds, l’écho même n’ouvre rien, il mure. On croit saisir, avancer, s’infiltrer, approcher, toucher, mais tout nous échappe, le silence seul répond. Enchaînés à lui nous sommes, et lui aussi nous échappe. L’attente a séché, la soif tari.[...] Accepter cela, c’est peut-être changer la direction des heures, le cours des saisons. La mouche, le pétale, l’anonyme, et non la gloire, l’éblouissement. Creuser la nuit, l’obscurité, jusqu’aux racines. » Eliane Vernay « Signes de rien – germes de silence. Que l’heure cède avant de rejoindre l’été. »
Sheds/Hangars (édition bilingue)José-Flore Tappy / John Taylor (trad.)The Bitter Oleander Press2014The Bitter Oleander Press
LisièresMathilde Vischer p.i.sage intérieur, / 3,14 g de Poésiejuin 2014p-i-sage interieurDans mon cabas, il y a l’'enfant, il y a la souffrance et la joie, il y a l’'innocence et la lucidité, il y a la femme, il y a la réalité insolite, bizarre, décalée, dont on ne comprend pas tout, tout de suite, il y a la réalité qui sépare et celle qui rassemble les corps, les coeurs, il y a l'’homme, le rire et les larmes ; dans mon cabas, il y a la ville « les pans entiers [de la] vie », et tellement d’'autres choses pour que son poids « semble celui du monde » – dans le cabas d’'où s’'échappe « une plainte secrète », où se jouent tous les petits drames quotidiens. Qui porte le cabas ? Est-ce « la petite fille à la robe rouge » ou la mère ? Demandons-le aux poèmes de Mathilde Vischer qui cernent nos existences d'’un oeœil tendre et vigilant, ou à la lune car c'’est elle qui « rétablit l’'ordre des choses, des pensées, la vie extraite de sa propre réalité ». Mais serons-nous jamais sûrs d’'obtenir la réponse ? YjB.
La Revue de Belles-Lettres 2014, 1 Société de Belles-Lettes de LausanneAu sommaire : Dossiers consacrés à Ilse Aichinger, Pierre-Alain Tâche, Georg Trakl. Poèmes de Rainer Bramnach, James Sacré, Ales Steger, Zbynek Hejda, Stamatis Polenakis. Chronique d'Amaury Nauroy sur Jacques Chessex.
HiatusCarmen Campo Real Slatkinejuin 2014SlatkineCarmen Campo Real est née en 1968. Hiatus est son troisième recueil de poésie aux Editions Slatkine. Pendant plus de 15 ans Carmen Campo Real sillonne le globe et collabore comme journaliste à de nombreux magazines, agences de Presse et médias prestigieux tels : le New Yorker, Rolling Stone, Vogue, Elle, Jardin des Modes, Glamour, Traveler, Sipa, Sygma, TF1… Elle s’installe à Genève en 2002. Parallèlement à son travail poétique prolifique, elle effectue en tant qu’artiste plusieurs expositions mettant en scène ses poèmes : peintures, sculptures, calligraphies, performances, vidéos installations. Pour Hiatus, Carmen Campo Real offre l’opportunité d’associer ses poèmes aux oeuvres d’artistes à la renommée internationale afin de renouveler le dialogue souvent institutionnalisé entre le mot et l’image. Carmen Campo Real est mariée et a deux enfants. Elle travaille à son prochain recueil de poésie et œuvre à des projets d’actions sociales.
Terre sentinelleFabienne Raphoz Héros-Limite2014Héros-LimiteRythmé par des événements où se mêlent les dernières catastrophes écologiques majeures et la perte de la mère, la Fauvette, Terre sentinelle regarde le monde du vivant avec les yeux d’un enfant unique, explorateur & orphelin, qui joue parfois au savant (Ur, L’Évolution des formes s’étend à toute la couleur). Alternant visions au très près, au risque de l’intimité, et porosité au monde, le recueil est construit comme une géographie du chez soi, qu’il soit aux antipodes (Je parle Mozambique, Dont est jouissant, endemia) sur les rives de la rivière natale (De la gnature d’Arva) ou dans le grenier (Intimité du monde).
La Part des ombresChiara Meichtry-Gonet Monographicjuin 2014MonographicAujourd’hui, j’ai trente-six ans. Mon père est mort du Sida. Je ne connais personne dont le père est mort du Sida. Nous n’avons toujours été que deux avec ça. L’autre jour, au creux d’un Val d’ici, au cœur de cette drôle de terre que, finalement, j’ai accepté, ou qui m’a adopté, je n’en sais rien, je me suis accroupie sur une pierre. J’ai bien et longuement observé les veines, les liserés, les reliures, les complications. C’est ma mémoire que je détaillais. Ce soir, c’est elle que j’affronte. C’est ma douleur que je regarde et c’est mon père que je quitte...
La Part des ombres (Edition de luxe)Chiara Meichtry-Gonet Monographicjuin 2014MonographicÉDITION DE LUXE AVEC COUVERTURE ORIGINALE EN RELIEF ET POÈME MANUSCRIT DE L'AUTEURE. Edition limitée et numérotée de 1 à 80.
Choeur antiqueSylvoisal Le Cadratin2014Le CadratinAux Chansons de geste fait suite Chœur antique dans lequel le poète donne la parole aux femmes, servantes, esclaves ou reines. Les trois premiers quatrains : « A-t-il fait souche parmi nous Celui qui marche avec ses bêtes Et qui nous tient sous sa houlette Quand il écarte nos genoux ? L’aigle est sculpté dans son visage ; Qui peut comprendre son langage ? La vierge en croupe du taureau Peut seule entendre ses propos Quand sur son tronc, mouvant feuillage, Ses bras se changent en serpents Et que sa langue âpre et sauvage Cueille un brin d’herbe entre ses dents. » Et puis la fin : « Lente fut la venue du Dieu, Puis il jaillit comme un éclair Dans un verger et sur nos yeux Il remua ses doigts de chair. Les mains tachées de sang de roi, Il lacéra de sa ceinture Nos bouches pleines de murmures Et assujetties à sa loi. » La poésie de Sylvoisal est éminemment narrative, parfois même dramatique. C’est un théâtre dont les personnages sont Dieu, le diable, la femme, l’âme. Adam, Eve, Caïn, Abel, Jésus, Salomé, Hamlet, Don Juan. Elvire, Alceste, Célimène, Thaïs, Savonarole, Nathanaël. Chacun de ses poèmes est une Iliade, une Odyssée, une Divine Comédie en miniature. Que dire du poète lui-même quand il désire disparaître derrière son poème ? Respectons son incognito et son anonymat. Disons seulement qu’il a publié au Cadratin, « Choeur Antique », « Chansons de geste », « Le meurtre et la caresse », « Ariane et Barbe-Bleue », « Le festin du diable », « Fantômes du passé » et « D’amour de mort et d’infidélité », ainsi que « Les os de l’insomnie » et « Le chant du malappris » aux Éditions L’Âge d’Homme.
Ariane et Barbe-BleueSylvoisal Le Cadratin2014Le CadratinLe poème est semblable à un fleuve. Ce qui l’empêche de déborder et qui en fait un fleuve et non une eau perdue dans la nature, ce sont justement ses berges. La clôture est le lit, la femme est le fleuve. Ariane et Barbe-Bleue est un chant d’amour de l’homme à la femme et de la femme à l’homme. Chant de force et de puissance chez l’un, chant d’abandon et de délivrance chez l’autre, parfois aussi de résignation et de soumission. Barbe-Bleue croit en Dieu, au Diable, au péché, à l’enfer, au sort, aux sorcières et aux enchantements. Il réunit dans sa personne tous les prestiges du monde antique et féodal. Il joint au surnaturel chrétien le merveilleux des chansons de la Table Ronde. C’est Lancelot, c’est Tristan, mais c’est aussi Don Juan, Hamlet, Alceste. Ariane est une femme d’aujourd’hui qui ne croit qu’à l’enchantement et au tremblement de son amour. C’est la femme libérée que l’Amour rend esclave et qui la rendant esclave la libère des fausses libérations, sans qu’elle en soit toujours consciente d’ailleurs. Et c’est à la fois Yseult, Célimène et Elvire. L’un des traits les plus intéressants de la poésie de Sylvoisal est le mélange ou plutôt le mariage des tons. Un poème commençant dans un caractère religieux finit dans une tonalité toute profane. Le noble se mêle au trivial, l’érotique empiète sur le sacré. Jésus est là, avec le diable, Eros aussi et Dionysos. La poésie de Sylvoisal est éminemment narrative, parfois même dramatique. C’est un théâtre dont les personnages sont Dieu, le diable, la femme, l’âme. Adam, Eve, Caïn, Abel, Jésus, Salomé, Hamlet, Don Juan. Elvire, Alceste, Célimène, Thaïs, Savonarole, Nathanaël. Chacun de ses poèmes est une Iliade, une Odyssée, une Divine Comédie en miniature. Que dire du poète lui-même quand il désire disparaître derrière son poème ? Respectons son incognito et son anonymat. Disons seulement qu’il a publié au Cadratin, « Choeur Antique », « Chansons de geste », « Le meurtre et la caresse », « Ariane et Barbe-Bleue », « Le
Le meurtre et la caresseSylvoisal Le Cadratin2014Le CadratinDans ce recueil divisé en quatre parties : le Désarroi d’Adam, la Folle, le Retournement de Satan et Révolution, le poète par la bouche d’Adam évoque le monde avant la perte de l’innocence. Mais il a fallu à l’homme la mort et le péché qui lui sont mille fois plus doux, mille fois plus amers que l’ennui béat du paradis. Il lui a fallu le Golgotha et la couronne d’épines. Il lui a fallu créer le Temps et la Mémoire. Il lui a fallu perdre le paradis pour pouvoir le chanter. Le bonheur, fût-il paradisiaque, ne suffisait pas à l’homme. L’homme dut se faire assassin pour se sentir vivant. C’est cet homme divisé, cet homme déchiré comme un manteau de roi ou de prophète que chante ici Sylvoisal. L’homme qui habite avec Caïn dans la forêt du mal.La poésie de Sylvoisal est éminemment narrative, parfois même dramatique. C’est un théâtre dont les personnages sont Dieu, le diable, la femme, l’âme. Adam, Eve, Caïn, Abel, Jésus, Salomé, Hamlet, Don Juan. Elvire, Alceste, Célimène, Thaïs, Savonarole, Nathanaël. Chacun de ses poèmes est une Iliade, une Odyssée, une Divine Comédie en miniature. La poésie de Sylvoisal est éminemment narrative, parfois même dramatique. C’est un théâtre dont les personnages sont Dieu, le diable, la femme, l’âme. Adam, Eve, Caïn, Abel, Jésus, Salomé, Hamlet, Don Juan. Elvire, Alceste, Célimène, Thaïs, Savonarole, Nathanaël. Chacun de ses poèmes est une Iliade, une Odyssée, une Divine Comédie en miniature. Que dire du poète lui-même quand il désire disparaître derrière son poème ? Respectons son incognito et son anonymat. Disons seulement qu’il a publié au Cadratin, « Choeur Antique », « Chansons de geste », « Le meurtre et la caresse », « Ariane et Barbe-Bleue », « Le festin du diable », « Fantômes du passé » et « D’amour de mort et d’infidélité », ainsi que « Les os de l’insomnie » et « Le chant du malappris » aux Éditions L’Âge d’Homme.
Chansons de gesteSylvoisal Le Cadratin2014Le CadratinDans Chansons de geste le poète nous transporte dans un temps pré-biblique : un temps fabuleux, un temps légendaire dont Homère et Pindare ont perçu les derniers feux. Un temps où il n’existe que des dieux et des bêtes, et où les hommes sont faits de la même étoffe que les dieux qui les gouvernent et qu’ils chantent. Temps de guerre et de conquête. « Allez ! Allez ! Gens de partout venus d’ailleurs, mes serviteurs, dites aux ronces, dites aux pierres et aux orties, dites aux crapauds et aux lézards, aux orvets, aux vipères :» « L’homme né de la femme et qui monte à cheval demain naîtra de Dieu. » « Je veux qu’on crucifie mille éléphants ce soir aux portes de Carthage. » disait Scipion. « Le roi rentrait de guerre au son du tambourin et l’aigle au vol rapide annonçait sa venue. » Le deuxième récit nous conte le passage d’un royaume à l’autre. Des dieu aux dieu, des guerres extérieures à la guerre intérieure. Ainsi le prince quitte son royaume pour suivre le Vent et le Rien qui sont tout. « Les maux se pressent en foule à la cour de ce pauvre, et sa main dégantée et sa main décharnée leur fait signe d’entrer. » La poésie de Sylvoisal est éminemment narrative, parfois même dramatique. C’est un théâtre dont les personnages sont Dieu, le diable, la femme, l’âme. Adam, Eve, Caïn, Abel, Jésus, Salomé, Hamlet, Don Juan. Elvire, Alceste, Célimène, Thaïs, Savonarole, Nathanaël. Chacun de ses poèmes est une Iliade, une Odyssée, une Divine Comédie en miniature. Que dire du poète lui-même quand il désire disparaître derrière son poème ? Respectons son incognito et son anonymat. Disons seulement qu’il a publié au Cadratin, « Choeur Antique », « Chansons de geste », « Le meurtre et la caresse », « Ariane et Barbe-Bleue », « Le festin du diable », « Fantômes du passé » et « D’amour de mort et d’infidélité », ainsi que « Les os de l’insomnie » et « Le chant du malappris » aux Éditions L’Âge d’Homme.
De mort viveSylvain Thévoz Editions des sables2014Vice Versa littératureLe cosmos : petit jouet pour enfant biscottes blanches sur la table de nuit barricade de bois noir dans la nuit phosphorescence du pain cuit Disjoindre ces mains
Notes vives sur le vif du poèmeJacques Roman Isabelle Sauvage2014viceversalitterature.chCes Notes vives sont des «lambeaux d’une conversation avec la présence et l’absence du poème», ou des «traces méditatives». Ne comptons pas donc sur Jacques Roman pour nous expliquer le poème, car ces Notes, bien qu’«elles révèlent des chemins… n’en tracent aucun». Elles «ne sauraient délivrer un savoir sur le poème. Elles ne font que rôder autour de lui». Sensualité, tremblements de la chair, désir… on est saisis par cet appétit pour la puissance d’un dire rebelle et transgressif, qui toujours arrive et surprend.
Douze croquis vénitiensPierre-Alain Tâche Revue Arpa, numéro 109avril 2014ArpaNuméro 109 / SOMMAIRE : Poèmes et proses : Pierre Delisle • Pierre-Alain Tâche • Judith Chavanne • Isabelle Raviolo • Josette Ségura • Colette Nys-Mazure • Jeanine Baude • Antoine Maine • François-Xavier Maigre • Paul Farellier • Anne Dujin • Claude Tuduri • Françoise Delorme • Jean-François Perrin • Philippe Fouché-Saillenfest • Calou Semin • Matthieu Magne • Myriam Eck • Jean-Jacques Mahet • Béatrice Marchal • Albert Spoumi • Jean-Jacques Nuel • Mahrou M-Far • Marie-Anne Bruch • Jean-Pierre Farines. Études : Éric Dazzan (André du Bouchet, Un mot : ce n’est pas le sens). Chronique et lectures : Françoise Delorme • Max Alhau • Colette Minois • Gérard Bocholier. Dessins : Albert Spoumi
Lalita MantraMaurizio Guerandi Samizdatseptembre 2014SamizdatCes textes ont été écrits de juillet 2011 à janvier 2012 dans les conditions suivantes : Ils ont été improvisés en marchant dans la nature, en sillonnant le Canton de Vaud, enregistrés directement sur un dictaphone, puis retranscrits plus tard sur papier, mot pour mot. Les promenades qui m’ont inspiré ont suivi certaines règles : Tirage au sort, pour chaque promenade (une promenade pour un jour, un texte pour un jour), d’une direction générale, entre est, nord et ouest (le sud étant bloqué par le lac). (…) Appelons le point de départ A. Je marche sur un chemin. A la première bifurcation, je prends à gauche, puis à droite, etc. La séquence du jour (répétée plusieurs fois) va m’amener dans un lieu que je ne connais pas à l’avance. Là où ma promenade s’achève se situe le point B. De ce point partira la promenade suivante. Il y a donc trois groupes de promenades, est, nord et ouest, qui chacune ont un point de départ distinct. Maurizio Guerandi C’est ainsi que l’auteur présente son projet devenu livre : un jeu aux règles précises où la rigueur et le hasard se conjuguent. L’échiquier en est la campagne vaudoise qu’il arpente en laissant vagabonder son esprit. Le paysage traversé, le rythme de la marche ordonnent pensées et sensations, donnant à chaque texte sa couleur. Dans cette partition divisée en quarante trois chants, le marcheur alterne sa philosophie avec une description émerveillée de la nature. Célébration de la vie qu’il partage avec nous, tout en dressant un constat critique du monde. Claire Krähenbühl
Joueur de pivesPatrice Duret Samizdatseptembre 2014SamizdatJouer Il faut tordre le cou au préjugé vivace selon lequel un éditeur est surtout, et avant tout, quelqu’un qui reçoit, accepte ou refuse des manuscrits. Editer, c’est accompagner. Jour après jour c’est être l’interlocuteur de l’imprimeur, du libraire, du lecteur, et surtout de l’auteur. Etre celui ou celle qui écoute, suggère, répond, patiente ou bouscule. Celui ou celle qui entre en dialogue. Et parfois, de ce dialogue même, surgit un fruit inattendu. Ce petit livre en est un. Une partie des poèmes ici réunis ont été reçus en courriel par la soussignée. Echos, rebondissements, signes, traces, cadeaux ! A cause de leur fraîcheur, ils ont été rassemblés d’abord sous le titre « Celui du jour ». Puis ils ont été retravaillés, d’autres textes les ont rejoints, et Patrice Duret, coureur de bois, a préféré un autre titre qu’il commente dans son bref liminaire. Jouer, d’un jeu joyeux et grave, est aussi l’insigne privilège de l’éditrice que j’essaie d’être. Comme, passionnément, celui de l’éditeur poète du « Miel de l’ours » ! Denise Mützenberg
Chemins sans sommeilFrancine Clavien Samizdatseptembre 2014SamizdatChemins sans sommeil Dans le lieu, vide encore, où j’allais emménager, j’avais déposé un livre à couverture bois de rose de Francine Clavien. Un livre au titre emblématique : « C’est bien ici que je vis. »1 Aujourd’hui, c’est dans ce même appartement – où se poursuit depuis plus de dix ans l’aventure de Samizdat – que je découvre son nouveau manuscrit : Mon père est revenu sous la forme d’un oiseau qui vole bas pour éviter l’archer. D’emblée, le thème et le ton sont donnés. C’est d’un père qu’il est question, à qui le recueil est d’ailleurs dédié. Mais si on le retrouve ici et là sous cette même forme ailée, c’est bien la présence d’un homme qui fait courir le poème : Sachant bien que tu n’es pas oiseau / même avec une fois ce regard. Un homme aux traits à peine esquissés : rescapé provisoire, venant d’un pays plutôt rude : Barbarie : nom des figues / qui saignent / dans les franges. D’un homme à l’histoire juste ébauchée. La sienne ? Celle de ses pères ? On a poussé l’oiseau / au départ Puis : Voici l’édredon troué revenu de la guerre à dos de mulet. Beaucoup de silences, de blancs, de trous dans cette histoire. Qui pourtant nous entraîne, nous tient – pouvoir du charmeur de passereaux – jusqu’à l’ultime énigme : Toute eau donnée à l’oiseau l’empêche à jamais de quitter sa donatrice. Denise Mützenberg
Mékong mon amourJo(sette) Pellet Samizdatseptembre 2014Samizdat« Après avoir durant des décennies écrit des milliers de signes, des fleuves de mots pour crier sa révolte contre une société dans laquelle elle se sentait à l’étroit et questionner le sens de l’existence, Jo(sette) Pellet a découvert le haïku : l’une des formes les plus concises de la poésie, entaille dans le silence et trace déposée sur le blanc de la page.» Ainsi présentions-nous, en 2009, le premier recueil de Jo(sette) Pellet : « La ballade du grillon. » Deux autres recueils ont paru depuis, aux éditions « Unicité, » près de Paris, confirmant l’acuité du regard de l’auteure et son aisance dans la forme brève. Et voici maintenant : « Roulant sur ma langue me roulant entre ses flancs Mékong mon amour ». Tout l’art de Jo(sette) Pellet est dans ce haïku ! En trois vers, à la fois nus et fulgurants, le livre entier est rassemblé (y compris son titre) : le sujet, l’auteure, ce qui les relie et ce mouvement puissant qui nous entraîne à notre tour, nous roule à la fois entre les flancs du fleuve et dans le rythme et la texture des mots. Je ne verrai sans doute jamais de mes yeux le Mékong. Mais grâce à Jo(sette) Pellet, j’aurai traîné mes tongs sur ses rives, plongé mon regard dans sa lourde masse brune, mesuré ma fragilité à sa démesure et croisé tout au long du voyage le monde grouillant de vase et de vie qu’il sécrète. Les encres de Robert Gillouin, avec la même économie de moyens et la même intensité, croquent des apparitions fugitives (des buffles, un coq, un vieux) et donnent à voir le fleuve, sa présence énorme et insaisissable à la fois. Denise Mützenberg
Les jours sont longsColin Bottinelli Torticolis et frèresseptembre 2014Torticolis et frèresLe livre À moins de vingt ans, nous rêvions de pouvoir publier nos poésies. Paraît qu'on n'est pas au sérieux. À quarante ans, un jeune auteur nous grise avec des textes bien meilleurs que tout ce que nous scribouillions. Nous publions. Ici, « l'immensément naïf » touche au sublime. Extrait L’existence n'est qu'une longue attente. Pas un ne la pointe du doigt. [...] Il est là posé comme un rossignol pour chanter ce qui ne touche plus au sol. Il est las de devoir justifier ses paroles aux mornes gens pas drôles. L’auteur Je m’appelle Colin Bottinelli. Je suis né le 25 juin 1994 à l’hôpital de Beaumont, à Bienne. Étudiant en philosophie et en Anthropologie sociale, je suis adepte de Cendrars et du Haïku, j'aime la poésie et l'imagination. J'ai 20 ans et à ça se résume ma vie. Les jours sont longs est un recueil de courts poèmes s'axant autour d'une seule thématique : la vie. Pendant la période de rédaction, un carnet à la main, j'ai essayé de capter les plus étonnantes, intrigantes, amusantes, désespérantes ou joyeuses explosions de vie qui s'offraient à moi. Grâce à cet ensemble de « photographies », j'essaie de transmettre au lecteur une vision enchantée du monde, une vision mienne et différente. La forme prise par la plupart des textes étant courte et directe, j'espère donner une impression d'immédiateté et d’évanescence dans les multiples apparitions de la beauté au quotidien.
Les Petites Heures de Jean la Paille suivi de l’Oracle des quatre jeudisAlexandre Voisard Empreintesoctobre 2014EmpreintesJean la Paille a existé. C’était un simple d’esprit que son handicap tenait à l’écart des normes et des convenances. À travers une suite de poèmes à la prosodie enlevée, aux tournures cocasses et savoureuses, Alexandre Voisard restitue les dialogues secrets que ce traîne-misère entretenait avec les mûres, les fleurs, les remous d’une rivière. Ces petites heures qui le faisaient glisser du statut d’égaré à celui de poète par inadvertance. En contrepoint de ce portrait, l’auteur décline les affres d’un infortuné en attente de L’oracle des quatre jeudis. Placée sous l’égide de saint Glinglin, cette méditation sur la condition humaine montre que les graves questions ne sont jamais mieux éclairées que lorsque l’humour s’en empare. Olivier Beetschen
Ciel azur, tirez les rideaux!Cédric Matthey Torticolis et frèresoctobre 2014Torticolis et frèresLe livre Il y en a qui valident leur divorce par un statut Facebook avec un sourire qui leur arrache la tronche. Nous sommes certains que Cédric cherchait seul, au cœur des mots, des bouts de vie, dans la petite pièce sombre où il entrepose ses cinq mille disques. Ça commence maladroitement, ça finit en poésie. Il n'y a rien à retoucher, madame la Critique. En aparté : on sait que tu sais que ce n'est pas parce qu'on te publie que tu seras autrement notre ami... Extrait [...] Des mots qui se perdent Relents de médicaments Mémoire qui se cherche Tuyaux qui se croisent Visites tristes Visites souriantes Pilules pour supporter Pilules pour dormir La vie qui bascule Comme une chaise en osier Un ami tout replié Comme un papier froissé Cet été-là je l'ai perdu Et jamais vraiment retrouvé Mais une naissance m'a permis De tout recommencer L’auteur Père de deux garçons, divorcé, amoureux de toute culture (lettres, notes, pinceaux, pixels et petites balles jaunes) comme du lever de coude, de la neige sale des fins d’hivers, il publie un peu par hasard son premier recueil de poèmes. Au travers de textes cabossés, il étale son vague à l’âme à qui veut bien loucher dessus, en se disant que, quand même, on n’a pas le droit de faire souffrir ses mômes.
Prélude à l'enfance du jourClaude Guillaume L'Âge d'Hommenovembre 2014Dans ce neuvième recueil, le poète a changé. Le mouvement général va en s’ouvrant dans trois directions : en hauteur, en profondeur, et aussi s’évase « sur ses larges pétales ». On y aborde des questions humaines essentielles. Le poète demeure encore attaché à la tristesse de son passé tra- gique, fait de souffrances, de peurs, qu’aggrave la solitude. De nombreuses sensations tactiles donnant une véritable présence à ces souffrances: dureté, rugosité. L’émotion dominante en est une terrible violence, multiforme, peur, folie ; les bruits et les couleurs mettent en relief le retour permanent du Mal. Cependant, des mutations comme celle des « oiseaux-poèmes » font frémir l’espace. Puis, la vue s’empare de notre attention, où s’insère tel détail familier, la porte du fond du jardin, tel pressentiment d’une fin avec le rouge de l’automne. Mais le poète imprime à son œuvre la joie du printemps, un peuple de fleurs, d’oiseaux, de musique, de jeux de lumière, le bonheur coloré de la petite enfance. La vue monte avec l’abandon progressif du passé. Elle se hausse encore, s’installe sur un toit qui engendre silence, paix, oiseaux dans l’unité du Temps. Revient alors un très lointain et unique souvenir: celui de la lumière à la vie qui s’ouvre. Cette ballade au toit baigne dans la tendresse pour ce qui est faible et petit, aux douces couleurs. Cette exploitation en hauteur comme celle des profondeurs, des immensités, du soleil « au bout de l’univers », et plonge dans notre intimité : la paix qui dort dans les rêves, la sympathie avec le malheur car « cruelle est la rivière de la vie ». Cette vision appartient aux gens qui ont beaucoup souffert et comprennent la souffrance. Le poète poursuit sa quête des valeurs cruciales : la Vérité, « feu central », le Temps énigmatique. Ouvrant le « creux des mots » souvent sources de blessures, il en sort une grande variété émotionnelle : tendresse, bonté, espérance, et, toujours suprême, la Paix. ...
Ice & Cream : livre d'artistesJulien Burri, Florence GrivelArt & fictionnovembre 2014Art & fiction«Lorsqu’elle dépose la couleur, c’est un moment de plénitude. Elle ne travaille qu’en présence, dans un état d’alerte. Alors elle lâche prise et sa main devient intelligente. Sous la caresse de son pinceau, certaines glaces sont tristes, lourdes ou timides ; d’autres s’offrent, épanouies et joyeuses… (…) Il n’y a rien de gelé dans ces glaces. Elles parlent autant des émotions que du corps. En un mot, des humeurs. Ce sont nos salissures qui se laissent entrevoir dans ces taches d’eau. Elles peuvent avoir un arrière-goût de charogne baudelairienne. De faisandé et de sublime. Ce goût des vacances d’été aussi, en enfance, et des plages de la riviera italienne... Ce sont des pétards, des bombes puantes, des cornets surprises, des arcs-en-ciel et des aurores boréales. (…) Ces glaces nous ressemblent. Elles veulent nous faire rire, nous faire peur, nous faire envie. Ce sont des clowns. Et bien sûr, elles sont sexuelles. Phalliques et femelles, hermaphrodites. On peut les lécher des yeux, on peut aussi les mordre, pour une sensation plus intense. La brûlure dans les gencives se communiquant à tout le système nerveux, faisant frissonner jusqu’à l’os. Fantômes, ruines, elles sont aussi réjouissance. C’est ainsi que Florence les a conçues: comme un «shoot» de plaisir. C’est ainsi qu’elle nous les offre.» Julien Burri
Pantone 40 Collectif Le Miel de l'Ours, / Les Cahiers poétiquesnovembre 2014Le Miel de l'ours50 poètes écrivent une dizaine de lignes autour de leur animal totem ... dizains : pour les dix ans du Miel de l'Ours ... 40 : quarantième recueil de la collection
Tout venantJean-Pierre Chambon Héros-Limite2014Héros-Limite216 pages 115 x 165 mm
À celui qui fut pendu par les piedsLaurent Cennamo La Dogana2014La DoganaLaurent Cennamo s'est signalé il y a deux ans par un premier recueil de poèmes que les éditeurs de La Dogana avaient remarqué et dont ils avaient encouragé la publication : Les Rideaux oranges a été publié en 2011 par les éditions Samizdat. Après ce premier recueil, que la figure de la mère hantait, le jeune écrivain genevois (né en 1980) revient avec un livre tout aussi libre de ton, à la fois intime et désarçonnant en raison des subtiles acrobaties verbales qui retombent cependant toujours sur leurs pieds. À celui qui fut pendu par les pieds évoque les découvertes, les émerveillements ou les déconvenues que le jeune poète a éprouvés et qu'il se sent devoir éprouver pour un peu de temps encore : « À celui qui fut pendu par les pieds / miraculeusement l'âme est rendue » dit le poème éponyme. L'image n'est donc pas tout à fait sombre ou désespérée, elle évoquerait plutôt quelque chose qui flotterait - ou se débattrait - entre ces deux régions mal définies, comme dans le tarot la figure du pendu symbolise tout aussi bien l'abnégation, le désintérêt pour les choses de ce monde, l'altruisme, le renversement de la situation actuelle grâce à une décision personnelle, la libération par le sacrifice.
Words and the StonePierrette Micheloud, Translated by Antonio D'AlfonsoEkstasis Editions2014EkstasisThere is an esoteric dimension in Pierre Micheloud’s poetry that reminds us of the alchemist’s quest. Esoteric, in most dictionaries, refers to the obscure, the abstruce, the impenetrable. But if we go back to the Greek origins of esô and esôterikos, the terms pertain to what comes from within, the secret within. What poetry is being written that does not rise from within one’s being, from within the world and cosmos? No wonder the four elements figure predominantly in her work. For many men and women alchemy consists of transforming lead concretely into gold. Micheloud stresses how alchemy is about truly changing the lead of consciousness (obscurity) and the gold of the light of this consciousness. Micheloud fashions private mythology into what unfolds the mysteries of the universe, by removing the barriers of time and space. If a poem points to some secret interior image (in other words, the esoteric), she bends meaning to include the sensitive reading of what can be accessible to anyone who is willing to take the time to dedicate her total attention to the work. […} She allows snow to fall like grace onto the white page. A tree quivers infinitesimally. A flower is sweet-smelling, a bird a musician. Micheloud lives in perfect symbiosis with nature, in which even a stone possesses a soul. ~ from the Afterword by Jean-Peirre Vallotton
Écrits du Valais, 1572-2014, une anthologie Collectif Éditions d'autre part2014D'autre partSoixante-huit auteurs valaisans se côtoient et souvent se répondent, s’enrichissent en proses, poèmes ou contes. Qu’ils soient bien vivants ou disparus, connus ou anonymes, francophones ou alémaniques, leur lecture nous offre un maillage serré et chamarré de l’expression littéraire de ce morceau de territoire particulièrement fécond, tant les plumes sont nombreuses et de qualité, entre glacier du Rhône et lac Léman.
Croquis colère divagationStag Éditions d'en bas2014En BasOn l’appelait la vieille aux chats les enfants l’aimaient bien à cause de sa smala de chats et des bonbons qu’elle leur donnait l’idée c’est le petit Jojo qui l’eut quand elle mourut de planter sur sa tombe de l’herbe à chat De décembre 2006 à aujourd’hui, sous le pseudonyme de Stag, Joëlle Stagoll slame sur les scènes romandes, principalement à Lausanne ( au théâtre 2.21 et depuis l’automne 2009 au Bourg ), mais aussi lors de festivals ou autres manifestations à Genève, Fribourg, Neuchâtel, à la prison de Gorgier en 2011, à la fête des 20 ans de la Pinacothèque de Genèveen 2012, après un concert de Saul Williams également en 2012, au Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sous la forme d’une visite guidée en slam en juin 2013 ( reprise en octobre à la demande du public ) et lors de tant d’autres animations ponctuelles à l’antenne et dans la rue. Les illustrations contenues dans cet ouvrage sont d’Olivier Sillig, slameur sous le nom de CinqCentDouze.