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titreauteuréditiondate de publicationsiteannonce
Retour à PapudoJean-Sébastien Etchegaray Samizdatjanvier 2013www.editionsamizdat.ch/cms/default.aspxPoèmes en prose de Jean-Sébastien Etchegaray. Couverture et illustrations : Joël Mützenberg.
La garde-barrière dit que l’amour arrive à l’heurePierre-André Milhit Les Editions d'Autre part2013www.dautrepart.ch/livres/milhit_pierre-andre/garde_barriere.htmlCes textes écrits au quotidien des saisons composent un livre des heures bleues, celles des faits divers et des sentences auxquels Pierre-André Milhit invente une origine. Il décline un bestiaire savoureux et amoureux, empli des chuchotements de la nature et du murmure des hommes. Tout comme L’inventaire des lunes, salué par la critique et reconnu bien au-delà des frontières valaisannes, ce nouveau chant célèbre la vie et ses mystères.
TabouBéatrice Corti-Dalphin SamizdatPrintemps 2013www.editionsamizdat.ch/cms/Default.aspx?page=14305&Menu=262Un recueil de 54 pages au format 14x18 cm tiré à 400 exemplaires sur les presses de l’Imprimerie du Cachot au Grand-Saconnex.
Jouer dans le noirGilles Jobin SamizdatPrintemps 2013www.editionsamizdat.ch/cms/Default.aspx?Page=21341&menu=262
La petite moureuseThérèse Houyoux SamizdatPrintemps 2013www.editionsamizdat.ch/cms/Default.aspx?Page=21341&menu=262
FrontièresAlphonse Layaz L'Aireprintemps 2013www.editions-aire.ch/index.php
La cervelle omnibusJean-Marc Lovay Zoéfévrier 2013www.editionszoe.ch/livre/la-cervelle-omnibusCes poèmes en prose, écrits par Lovay dans sa jeunesse et aujourd’hui complétés, sont fulgurants, parfois lapidaires. Ici résonnent des clameurs violentes que la barbarie du temps a engendrées. Le monde des hommes et celui des animaux sont indissociablement liés, la beauté de la nature, du roc, de la glace et du ciel rayonnent. Aucune prétention à la prophétie, comme Rimbaud, souvent évoqué à propos de son oeuvre, mais la vision tourmentée d’un esprit qui veut rester lucide. « Ce texte semble être une formidable et nouvelle machine à fabriquer de l’énergie » (Didier Jacob)
Taches de soleil, ou d'ombrePhilippe Jaccottet Le bruit du temps22.03.2013www.lebruitdutemps.fr/_livres/Taches%20de%20soleil/Tachesdesoleil.htm
Cette voix d'un ailleursDanusza Bytniewski Samizdatprintemps 2013www.editionsamizdat.ch/cms/Default.aspx?page=14305&Menu=262
Exils et retourMireille Reymond Dollfus Samizdatprintemps 2013www.editionsamizdat.ch/cms/Default.aspx?page=14305&Menu=262
ClinamenMira Wladir EmpreintesPrintemps 2013www.empreintes.ch/editions/
Un voeu de silenceFrançois Debluë / Claire NicoleEmpreintesPrintemps 2013www.empreintes.ch/editions/
Les EgoïdesJean-Pierre Vallotton La Porteavril 2013
Les Mots, peut-être et autres poèmes (1990-2013)Catherine Fuchs Campiche / Campocheprintemps 2013www.campiche.ch/pages/campoche_oeuvres/Mots.html
Enfance voléeDanielle Risse Editions de l'Airejuin 2013www.editions-aire.ch/details.php?id=1755« Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants, mais peu d'entre elles s'en souviennent », disait Antoine de Saint-Exupéry. Tel n'est sûrement pas le cas de Danielle Risse, qui a plongé son regard dans celui de l’autre, à chercher intensément, dans le frémissement de son âme, les mots de la vérité. Par la lumière, au cœur même d'un espace arrêté, s'est insufflé le désir de comprendre. Est-elle volée, l'enfance ? Pas forcément la sienne, ou peut-être que si, finalement : la poétesse nous emmène sur le sentier incertain d'un passé enfoui très loin, quelque part dans les plis enneigés du Jura. Là où disparaissent les pas discrets d'une orpheline qui aurait pu être sa mère. Alors, pour que s'envolent les échos sinistres d'autrefois, pour quitter enfin les rivages d'une époque où tout fut triste, tout fut noir, ces lignes poignantes, écrites dans un cahier rouge. Au-delà des enfances perdues se déroulent des mots à la fois doux et puissants, comme des bribes volées aux confins du silence.
Avec mes vivants et mes mortsVesna Cvjetanovic Editions de l'Airejuin 2013www.editions-aire.ch/details.php?id=1753
de la fuite dans les idéesThierry Stegmüller Torticolis et frèresprintemps 2013www.torticolis-et-freres.ch/auteurs/thierry-stegmuller/
Wings Folded In CracksJean-Pierre Vallotton Guernica / Essential Translations Series 142013www.guernicaeditions.com/title.php?id=9781550717969Choix de poèmes bilingue, traduction anglaise et postface d'Antonio d'Alfonso, 206 p. 4e de couverture: « More than the macroscopic of the surreal, Jean-Pierre Vallotton explores the microscopic of hyperreality. In fact, if there is one single element that stands out in this complex poetry, it is precisely the absence of anything obvious. Yet his idiosyncratic poetic structure never disrupts its symbolic density. Behind the irregularity of forms, there is recurrence, tempo, permanency of pursuit. Where other poets of his generation developed strategies of deconstruction, Vallotton invented a brave new mosaic with the parameters left behind by traditionalism, modernism and postmodernism. If William Wordsworth, Oscar Wilde, T.S. Eliot are considered decadent, then so is Jean-Pierre Vallotton a decadent, however, the sort of decadent that will be viewed as being great in years to come. His neo-baroque poetry stands at the crossroads of whatever styles, forms, and contents led to this spot; and it is with the pernicious artefacts found here that Jean-Pierre Vallotton invents the unknown structures that will welcome the birds of paradise of tomorrow. » Antonio D'Alfonso
Salut aux galetsJean-Pierre Vallotton Collection «Retour amont« (Tours)2013Livre d'artiste avec Armand C. Desarzens
TessonsJean-Pierre Vallotton h.c. (Belmont)2013Livre d'artiste avec Armand C.Desarzens
La Langue au feuDenise Mützenberg Alla chiara fonte / Collection de poésie suissejuin 2013www.allachiarafonte.com
Cinquante poèmes en do mineurJulien Dunilac L'Âge d'Hommejuin 2013www.lagedhomme.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=978-2-8251-4313-1&type=47&code_lg=lg_fr&num=0Le Neuchâtelois Julien Dunilac reste fidèle à la poésie, publiant, entre deux romans ou essais, des poèmes qui balisent son itinéraire intérieur.
Le Chemin de LennieBaptiste Gaillard Heros-limite / Courts lettrages2013www.heros-limite.com/livres/le-chemin-de-lennieSe tétaniser et se fondre tout entier dans l’environnement, faire sien chaque bout de terre, chaque petit morceau qui dépasse, devenir une feuille ou une noix, devenir une pierre froide peu accueillante, quelque chose qui ne se mange pas, devenir effacé et survivre.
La Fabrique anonymeStefano Casa L'Aireseptembre 2013www.editions-aire.chIl est question d'un vent qui siffle, de chair fripée et de draps qui se plissent. De la voix d'une cour sous un papier de soie. De creux sudoripares et de bourgeons qui éclatent. De neige et de pas qui crépitent. Et du puits qui s'efface sous nos pieds. Stefano Casa est né en 1977 à Bologne. Il vit et travaille en Suisse. La Fabrique anonyme est son premier recueil.
J’irai cacher ma bouche dans ma gorgeJacques Roman Samizdatautomne 2013www.editionsamizdat.ch/cms/Default.aspx?Page=22524&Menu=262&backbar=0Le poète et l’enfant. Les poèmes en leur début sont toujours austères. Il faut vouloir ouvrir cette porte qui résiste tout en ne demandant qu’à s’ouvrir, donc lire et relire jusqu’à ce qu’elle s’entrouvre, découvrant le mouvement qui permet de passer du poète à l’enfant, puis de l’un à tous, et les mots qui toujours inventent le chemin de la naissance à la mort et de la mort à la vie, « mots usés et pourtant jeunes à en mourir ». Dans ce long poème, deux mondes s’entremêlent sur un même fond de pudeur, de honte, de choses sans noms qui épouvantent, mais aussi de vouloir-vivre, de révolte, de besoin de voir, toucher, entendre et surtout de comprendre : celui du poète qui « empile ses mots pour construire son bûcher » et celui de l’enfant malmené, sensible et imaginatif, devenu poète, pour pouvoir dire, exprimer, détruire le silence qui mène à la mort. D’où la déclinaison du titre en je et tu, au présent et au futur, et dans tous les tons et registres, jusqu’à ce que soit conjuré le trop plein de la gorge.
Collection de poésie suisse (coffret de 26 livres, en 4 langues)26 poètes suisses Alla Chiara Fonteseptembre 2013www.allachiarafonte.com/Un coffret de poésie est paru aux éditions de Lugano, Alla Chiara Fonte : 26 cantons 26 livres 26 poètes, 832 pages de poésie, 4 langues dans un coffret en bois de 180×150×157 mm. Les couvertures des recueils sont illustrées par des artistes suisses.
Mention fragileSilvia Härri Samizdatautomne 2013www.editionsamizdat.ch/cms/Default.aspx?Page=22550&Menu=262&backbar=0La funambule Silvia Härri poursuit sa danse « sur le fil » (titre de son premier recueil), de son pas délicat, intuitif et élégant. Son troisième opus, « Mention fragile », parle d’un appartement qui se vide, d’un univers qui se délite, d’objets soudain frappés d’inanité, d’un déménagement. Mot qui évoque d’ailleurs la déraison. L’artiste scrute cet effritement généralisé, les fantômes des lieux, et considère ce quotidien insolite avec un étonnement douloureux, parfois furieux. Pas moyen, certes, de pallier la fragilité de nos cœurs, de nos vies. La hantise de la disparition est constante (évocation d’un cadavre, corps inerte d’une souris, le biblique « Ainsi ce fut le dernier jour » du poème final). Tout nous renvoie à notre nature d’exilés, avec pour seul viatique « notre peau comme un pays ». Silvia Härri, à la voix authentique et bouleversante, avance en équilibre sur le fil d’une évidence : celle de la quête poétique. En continuo résonne le paradoxe de Vladimir Holan : « Il y a le destin, et tout ce qui ne tremble pas en lui n’est pas solide. »
Je vous écrisMonique Saint-Julia L'Aireseptembre 2013www.editions-aire.ch/Monique Saint-Julia, poète et peintre née en Rousillon, vit à Ravel, en Lauragais. Elle est publiée une première fois dans «Entretiens sur les Lettres et les Arts« de Jean Subervie et Jean Digot, enn 1958, puis de nouveau en 1960 et 1962. Ses poèmes paraissent également dans la revue de Jean Breton «Le Coffret à Poèmes«, (éd. Saint-Germain-des-Prés, 1984) ainsi que dans d'autres revues poétiques : Acilece, Texture, Arpa, Friches, Multiples, Insulaires, Thauma, Lieux d'Etre, Les hommes sans Epaules, Rue Ventura, Voix d'encre, Les Citadelles...
TombeauJosé-Flore Tappy / Juan MartínezEmpreintesseptembre 2013www.empreintes.ch/tombeau/Ce poème a été écrit en écho aux oeuvres du peintre, librement choisies par l’auteur. Toutes les oeuvres sont inédites.
Des oiseaux et des voituresBéatrice Monnard L'Aireseptembre 2013www.editions-aire.ch/Si peu d'amour entre les gens. On tourne autour des bars comme sur des manèges, de plus en plus vite jusqu'à l'ivresse, assis sur des chevaux, des avions, des voitures, des lions ou des tigres, tous dans la même direction. Parfois les yeux sont vides et désespérés comme ceux de ces animaux de ferraille. On cherche quelqu'un à aimer pour ce soir, pour toujours, mais sur les manèges qui trouve-t-on à aimer ? On reste seul sur son petit cheval. Prose étoilée. Quête de beauté. Poésie intense. Ainsi va ce livre frémissant. Béatrice Monnard est née en 1960 aux Neyres où elle vit. «Des oiseaux et des voitures« est son deuxième livre.
Arrêt sur imagesEric Sandmeier Empreintesseptembre 2013www.empreintes.ch/editions/index.php?option=com_content&view=article&id=162:arret-sur-images&catid=75&Itemid=100002Observateur vibrant d'une «nature à la fois chaleureuse et fragile«, Eric Sandmeier ravivait les mots de chacun au plus près des senteurs et des influx de la nature, dans la fraîcheur de l'instant capté, l'attention à la vie minuscule, aux lointains où la montagne s'enveloppe d'une écharpe de nuages. Les trois recueils que voici, écrits entre 2004 et 2008, la mort ne lui a pas permis d'en voir la publication. (...) L'un des carnets inédits, Arrêt sur images, est un relevé d'instantanés, d'impressions vives qui s'emparent du promeneur. (...) Déchirants sont les deux autres recueils, ce qu'annoncent leurs titres, La femme et la mort, Au-delà du rien ; la parole y est aux prises avec la glaciation qui menace la relation amoureuse, l'amitié endeuillée, les pressentiments de la mort.
Poète Sacré BoulotSylvain Thévoz / Patrice DuretLe Miel de l'Ours / Les Cahiers poétiquesseptembre 2013www.mieldelours.ch«Peut-on écrire de la poésie sans poète ? Poète Sacré Boulot n’est pas le produit d’un seul mais de deux. C’est le jalon supplémentaire d’un parcours entamé depuis bientôt cinq ans visant à se jouer des mots, à interroger le corps de celui qui écrit et la manière dont s’articule ce qui se nomme poésie par celui ou celle qui le porte. Nous travaillons des poèmes en résonnances. Nous les écrivons en regard. Nous collaborons par porosité et parfois perfusion. Chacun a écrit à son tour la partie de son Poète Sacré Boulot. Ce matériel était ensuite soumis au regard de l’autre, discuté. Au final, nous pouvons réclamer la maternité de ces mots, mais nous n’avons pas de père, nous restons pauvres et en recherche. La poésie n’est pas assignable. Elle est composée de feuilles ramassées et d’influences multiples.« (extrait de la préface)
Sagesse de l'arbreMousse Boulanger Le Miel de l'Ours / Cahiers poétiquesseptembre 2013www.mieldelours.chSage, souple & sauvage en son jardin, Mousse Boulanger distille ses pétales & graines. En postface, quelques mots de.. Pierre Seghers ! Et une belle gravure noir et blanc de Christiane Bonder.
L’oréePhilippe Rebetez Samizdatoctobre 2013www.editionsamizdat.ch/cms/Default.aspx?Page=22743&Menu=262&backbar=0… à l’orée du silence / la saveur des mots / s’éternise. Ainsi s’achevait le premier recueil de Philippe Rebetez (« Atelier des Saisons », Samizdat, 2005). Au fil de « Traces », paru en 2009, on pouvait lire : mots perdus / à la lisière du réel et tant de rencontres / en lisière d’intimité. La lisière ? L’orée ? Pas étonnant que ce mot bref, qui ruse avec oreille, devienne le titre de son nouveau livre. Il y a une poésie qui se jette au coeur des fourrés, traverse les forêts, débusque. Celle de Rebetez demeure en retrait : J’effleure / de ma plume / des mots / couvant / sous la cendre. Baguette de sourcier, elle tremble au-dessus de la source cachée, attentive : Je pose mon oreille / contre l’écorce du hêtre / percevoir / l’aubier / faire son oeuvre. L’aubier : la vie. Celle des humbles choses, des petites gens, de ceux qui attendent la fin, perdus au milieu de e part : elle tenait / une vieille boîte / dans laquelle elle rangeait précieusement / une petite girafe / à ceux qu’elle rencontrait / elle présentait / la boîte et la girafe / il n’y avait plus de mots pour dire. Tout l’art discret, secret, de Philippe Rebetez est dans ces lignes. (Denise Mützenberg)
Syrie – Les hirondelles crientJosette Pellet Unicitéseptembre 2013www.editions-unicite.fr/auteurs/PELLET-Josette/syrie-les-hirondelles-crient/index.phpChaque haïku de Jo(sette) Pellet dévoile l’instant des choses vues ou vécues dans cette Syrie qu’elle a aimée immédiatement et où elle s’est rendue à trois reprises. Elle a observé ce pays avant la guerre, en a souligné des contrastes et des détails qui en disent long, mais aussi les non-dits. Ses haïkus sont comme autant d’instantanés qui, au fil de la lecture, s’enracinent en nous. On y décèle quelquefois de l’humour. Les textes en page de droite sont ceux de la guerre et nous renvoient à une Syrie qui souffre, qui ne se reconnaît plus. Chaque haïku décrit un événement particulier ou une situation comme pour déposer en nous une image de ce pays en proie à la cruauté d’une guerre fratricide. Parfois l’objectivité de Josette Pellet va jusqu’à créer chez le lecteur une émotion qu’il aurait peine à partager tant elle est vivante.
« ENTRE «Mira Wladir / Jacques MoulinLe Miel de l'Ours / Les Cahiers poétiquesnovembre 2013www.mieldelours.ch«Entre« est le fruit d'un duo poétique. Jacques & Mira se retrouvent sur la Place de la Révolution, à Besançon. Ils rêvent, échangent et tissent...
Petites dérives consentiesSerge Rey Monographic / Racines du Rhôneoctobre 2013www.monographic.ch/editions-ouvrages/petites-derives-consenties-104.htmlCes poèmes sont empreints d'une discrétion naturelle. L'auteur ne force jamais le trait. Dans cet ouvrage, il nous invite à l'accompagner dans son étonnement, ses doutes, son envie de comprendre... Il nous livre d'amusants éclairages nés d'un angle insolite, d'un léger décalage. La patience cisèle une parole précise, originale et vive. Parole qui danse sur la page... à lire... et à relire.
Dire adieuPierre-Alain Tâche Empreintes / Collection peintedécembre 2013www.empreintes.ch/dire-adieu/Couverture peinte par Pierre-Yves Gabioud
le corps, l'écumeDaniel Mariano Empreintesdécembre 2013www.empreintes.ch/le-corps-lecume/
Déplacer l'ombreMichel Vincent Le Cardatin2013www.lecadratin.ch/shop/product.php?id_product=192Michel Vincent Déplacer l'ombre Poésie 1987-2013 Je vis des rêves confus qui m'assaillent lorsque suspendu entre deux mondes je tente de rejoindre un rivage souriant Ma place est au milieu de la solitude et pourtant je vis au milieu de la multitude... Tel est un des conflits récurrents qui ont accompagné Michel Vincent dans sa vie errante, avec le pays de Vaud comme point d'ancrage, New York où il écrit ses premiers poèmes, et la Provence où il lui semble retrouver sa «terre natale«. Ces textes, que Michel Vincent appelle «croquis de route«, sont un témoignage de son mal de vivre dans un monde qui lui paraît désemparé et vide de sens. Il rejoint Saint-Exupéry en pensant qu'il faut «rendre aux hommes une signification spirituelle. Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien.« Michel Vincent est né à Lausanne en 1938. Enfance à Crissier. Séjourne à Paris, Londres et New York où il dirige une célèbre maison de parfum française. Vit à Vufflens-le-Château.
L'Ami en cheminMaryse Renard / Ali SilemLe Cardatin2013www.lecadratin.ch/shop/product.php?id_product=184Ali Silem fit connaître à Maryse Renard ses calligrammes réalisés dans les années de tourmente en Algérie. Pour explorer cette rencontre l'amenant à remettre en cause certaines certitudes et rejets, une lente démarche personnelle lui fut nécessaire. L'Ami en chemin est la trace de cette approche. Maryse Mahmoudian-Renard, résidant en Suisse depuis 1975, sensibilisée dès son enfance dans un petit village champenois aux variations dialectales, s'est tournée vers une linguistique mettant la Norme à sa juste place avant d'oser, bien tard, publier ses écrits personnels. C'est Le Cadratin de Jean-Renaud Dagon qui lui a permis de le faire, sept titres sont déjà parus. D'autres publications ont paru dans des revues dont: « Ecriture », «l'Etabli de Traumfabrik », « Remue.net... » Collaboration à Femmes en Suisse (maintenant l'Emilie) et au CEPS, qui publie une revue locale d'intérêt historique à Sézanne (Marne). Membre de l'ADS, association des auteurs et autrices suisses. Ali Silem, artiste peintre. Contraint à l'exil en 1994, il vit et travaille actuellement à Angers. Ancien élève de l'École des Beaux-arts d'Alger, a occupé différentes fonctions dans les domaines des arts et de la communication. Il a réalisé de nombreuses expositions individuelles et collectives. Son œuvre est présente dans des institutions et des collections particulières en Algérie, en France, au Maroc, en Egypte, en Palestine, aux USA... Il a illustré une vingtaine de livres, écrit et publié une trentaine d'articles autour de la peinture; créé des décors et des costumes de théâtre, des affiches...
A Jamais PerduBenjamin Jichlinski Editions du Madriernovembre 20132ème recueil de poésie. 4ème de couverture: plongez dans la clairière de l'âme du poète, entre couleurs de l'amour et noirceur du monde, les univers se croisent et s'entremêlent, mais le constat est clair, jamais ils ne se marieront. Préfacé par Luce Péclard En vente chez Payot et en ebook sur Amazon
Feu sur le noirLaurence Verrey / Louise BeetschenLe Cadratin2013www.lecadratin.ch/shop/product.php?id_product=185On peut décrire cette œuvre comme une rencontre de plume et de pinceau, un dialogue entre le poème et l’encre, entre l’œil sourcier et la main. Le noir est à la fois l’encre, matière première du peintre, et cette terre inconnue, sensorielle et symbolique, qu’explore le poète. De la collaboration de deux artistes, poursuivie sur quelques années, d’une approche du noir et de ses résonances, est né cet ouvrage, qui réunit un texte poétique de Laurence Verrey et trois encres originales de Louise Beetschen. Il est tiré en typographie, imprimé à 30 exemplaires sur les presses du Cadratin. Laurence Verrey La musique est sa langue maternelle. A l’adolescence, c’est Baudelaire qui lui ouvre le chemin et l’amour de la poésie. Puis Homère, Sappho et les poètes lyriques grecs, Rilke, Gustave Roud, Rimbaud. Elle vient à l’écriture à 18 ans. Depuis 1982, elle a publié une dizaine de recueils poétiques, poèmes ou prose, dont Le Cantique du Feu, D’Outre-Nuit, Un seul geste… Sa passion du voyage et de la marche la conduit sur les chemins de Grèce, du Népal ou de Chine. Et récemment sur la Route de la Soie, en Asie centrale. Longtemps engagée dans l’enseignement du français à des adultes migrants, Laurence Verrey se consacre actuellement à l’écriture. Elle collabore avec d’autres arts, peintres ou musiciens. Et participe à des lectures et festivals de poésie, en Suisse ou à l’étranger. A sa table d’écriture ou dans la rencontre avec le public, Laurence Verrey a le vœu de transmettre la poésie comme ferment d’éveil, d’inespéré. Louise Beetschen Les crayons, les pinceaux et le papier ont toujours fait partie de son environnement et sont pour elle objet d’intérêt depuis longtemps. Elle a eu l’occasion de développer la technique de l’aquarelle avec Claire Koenig à Vevey durant plusieurs années. Puis, élève de Jean Sahli à Corseaux, cela fait 15 ans qu’elle s’initie à la calligraphie chinoise. Aujourd’hui, passionnée par la trace et l’empreinte, elle explore les nuances, les lumières du
Les ConsonnesJacques Roman Le Cadratin2013www.lecadratin.ch/shop/product.php?id_product=183Lorsque Arthur Rimbaud écrivit Voyelles, il n’avait pas encore abordé en Abyssinie, berceau de l’humanité. Lorsque Geneviève Bille me demanda d’écrire Les Consonnes, il me fallut bien me résoudre à retourner dans la caverne de nos ancêtres avant que ces derniers n’élèvent leur postérieur, donc pas encore dressés en écrivains mondains. De ce voyage, dont j’eus souhaité ne pas revenir, et né, comme le dit Jean-Dominique Humbert, mon ami, un mythe de la création du langage où les mots travaillent, cherchent leur émergence dans la nuit. Né en 1948 à Dieulefit (France), Jacques Roman est un comédien, acteur, metteur en scène, collaborateur et producteur à la Radio Suisse romande, pionnier des lectures publiques, réalisateur et écrivain qui vit et travaille dans le canton de Vaud en Suisse dès 1970. Auteur d'une trentaine d'ouvrages dans les genres divers, il est récompensé en 2000 par le Prix Édouard Rod pour L'ouvrage de l'insomnie, Grigny, éd. Paroles d'Aube,1999.
Aux mots de courir le mondeFrancine Clavien / Marcin KurekAssociation Sicania, Marseille24 décembre 2013association-sicania.fr/portfolio/aux-mots-de-courir-le-monde/À Cracovie, en novembre 2011, le festival suisse Babel est invité pour présenter un programme de poésie et de traduction. Aujourd’hui, avec Francine Clavien et Marcin Kurek, nous prolongeons la réflexion sur l’aventure d’écriture et de traduction. Cet ouvrage est né de causeries au coin du voyage. Leurs mots sonnent en Pologne, vibrent en Suisse et carillonnent en rebonds sur l’enclume des vagues, au large de Marseille. Les mondes traduits changent de forme, de couleur et de matière, ils sont forgés par les mots partagés, et pourtant toujours étrangers, irrémédiablement, quel que soit le dictionnaire où de studieux esprits les ont rangés.(Préface de Annemarie Dinvaut) Les poètes Francine Clavien et Marcin Kurek partagent cette expérience de traduction réalisée avant, pendant et après l’«atelier» de Cracovie et nous offrent leurs poèmes en version bilingue français-polonais.
Poreux par endroitsFrançoise Delorme / Fanny GagliardiniSamizdatdécembre 2013www.editionsamizdat.ch/cms/Default.aspx?Page=23189&Menu=262&backbar=0Poreux par endroits. Poèmes de Françoise Delorme et Consonances graphiques de Fanny Gagliardini. Préface de Mathilde Vischer. Un livre de 92 pages au format 16.5 x 21.5 cm tiré à 300 exemplaires sur les presses de l'Imprimerie Gasser SA, Le Locle. Ce livre dit le travail accompli et qui s’accomplit pour que quelque chose survive à la traversée du deuil, de l’autre disparu ou d’une partie de soi-même, réelle ou symbolique ; pour que ce qui résonne dans l’« entre » – le dedans et le dehors, l’ouverture et la fermeture, le passé et le présent – puisse s’incarner. Les vers s’enchaînent dans un rythme continu, avec une légèreté apparente qui semble dire la fragilité de la perception, de cette porosité fragmentaire. La fluidité de cette langue est aussi celle qui permet de témoigner de la fragilité de la poésie et de l’effort pour qu’une parole puisse émerger. Par un travail de la matière entre épaisseur et transparence, les consonances graphiques de Fanny Gagliardini répondent à cette traversée du corps et de la mémoire. Françoise Delorme, céramiste, vit dans le Haut-Jura. Elle a écrit plusieurs livres de poèmes, souvent en compagnie de peintres et de graveurs. Elle participe à des colloques, travaille au comité de rédaction de viceversalitterature.ch (Lausanne), collabore à d’autres revues ainsi qu’à l’organisation de lectures poétiques avec la Maison de la poésie transjurassienne, et anime des ateliers d’écriture. Fanny Gagliardini vit et travaille à Prévessin Moëns (Ain) Mon travail ? dit-elle : Joindre le dedans et le dehors / l’ici et l’ailleurs / l’ailleurs et l’ici Aller vers l’inattendu, l’inconnaissable / qui me parlent et me construisent Me poussent vers ce à quoi je tends.
Pierres que la mer a consuméesLaurent Cennamo Samizdatdécembre 2013www.editionsamizdat.ch/cms/Default.aspx?Page=23187&Menu=262&backbar=0Pierres que la mer a consumées (notes sur la peinture de mon père) Poème de Laurent Cennamo Couverture et 5 illustrations couleurs de Fausto Cennamo Un livre de 96 pages au format 14 x 18 cm tiré à 400 exemplaires sur les presses de Nicolas Chabloz, imprimeur à la Tour-de-Peilz. En se faisant porte-parole du jury du Prix Pittard de l’Andelyn accordé à Laurent Cennamo pour les Rideaux orange,* Anne Lavanchy disait entre autres ceci : « C’est à dessein que l’auteur a choisi « Marelle » comme titre de son premier cycle de poèmes. Ne retrouve-t-on pas dans ce jeu innocent une représentation de l’univers : en bas l’enfer, en haut le ciel ou le paradis ? Dans ce jeu comme dans les poèmes de Laurent Cennamo, le paradis de l’enfance se frotte de très près à l’enfer. Un enfer tout d’innocence et d’horreurs qui se devine sous la transparence même des mots. » Le texte qui paraît cet automne, « Pierres que la mer a consumées », s’inscrit d’emblée dans la même tension : « Enfer ou Paradis ». Toutefois, dans ces notes sur la peinture de son père, à la fois suite de fragments et chant d’un seul tenant (mais chant comme haletant !), la vie, furtive, multiple, brûlante, tendre et forte, l’emporte sur le désespoir : « Peindre, dès lors : comme ouvrir grand la fenêtre – reflet du ciel bleu pâle sur sa peau couleur de cire – ou chuchoter à l’oreille du mourant que le monde existe. » La poésie de Laurent Cennamo, elle aussi, va jusqu’au bout. S’approche du seuil ultime. D.M.