publications

recueils, revues, internet

TitreAuteurEditeurDate de publicationSiteAnnonce
Poèmes des livres disparus et autres textesJoseph RothEditions Heros-LimiteNovembre 2017Editions Heros-LimitePour la plupart inédites en français, ces seize petites proses à caractère autobiographique ont été publiées dans divers journaux entre 1915 et 1939.

Au travers de souvenirs d’enfance et d’adolescence, de souvenirs de guerre, ou encore de sa passion pour le théâtre yiddish, Joseph Roth retrace dans ses récits la nostalgie de l’origine et du pays perdu. Un paradis souvent imaginaire où le souvenir se mêle à la fiction, parfois se déguise en fable. Si ses textes sont souvent empreints d’un humour noir voire d’un cynisme désespéré, ils sont toujours rattrapés par une tendresse chaleureuse.
Le dernier texte du recueil, « Le chêne de Goethe à Buchenwald », écrit quelques jours avant sa mort, annonce son échappée finale devant le nazisme dont le monde ne veut pas encore croire à la monstruosité.
Poèmes pour salle d'attentePierluigi FachinottiEditions SamizdatFin novembre 2017Editions SamizdatÀ lire la poésie de Pierluigi Fachinotti, le souffle se sent dans la poitrine, qui se soulève, et suspend la respiration. L’inspir est interrompu: il se fait attente pleine. Et puis, la chute. Elle n’est jamais fracas; au contraire, un univers s’est dessiné en écho aux mots qui se sont écoulés, et cet univers sans frontières n’a que l’horizon du silence. De lui peut-être vient, au loin, quelque chose comme l’apaisement. Dora Kiss
Pont d'AbleJack Perrot et Myriam PerrotEditions SamizdatFin novembre 2017Editions SamizdatJe n’ai pas oublié notre surprise émerveillée à la réception du premier manuscrit de Jack Perrot, son étonnant « rue rost ». Sans doute est-ce l’une des grandes joies de ce métier que de découvrir une voix nouvelle, et cette voix des Pâquis et de la rue du Jura, qui mêlait ladino, allemand, hébreu et romanche, était bien faite pour nous séduire.
Quatre ans plus tard, ce fut « Saltier grison », voyage, marche, cheminement de col en col, de langue en langue encore une fois, géopoétique où la critique Françoise Delorme distingue une parenté avec la prose du Transsibérien de Cendrars et les Cantos d’Ezra Pound.
Enfin, Jack le schnorrer ou jaquet mélancolique (comme il lui arrive de se présenter), nous avait promis, pour boucler la trilogie, un retour à ses origines, dans les marges de Porrentruy.
Au centre de ce nouveau dépaysement (pour nous) et réappropriation (pour lui) : « le pont d’Able, entre méandres de la rivière Allaine et combes de la forêt sillonnée mille fois, espace de fuite, de corvée de bois, de méditation, d’observation de la nature, entre bribes de vécus d’enfance et perturbations langagières » (Jacques Perrot dixit). Encore une fois, à travers la toponymie des lieux et l’imaginaire du poète, la géographie biblique n’est pas loin. Il y a même du kaddish dans le chant du Jurassien de Genève.
Pour la troisième fois, l’artiste Myriam Perrot accompagne la quête de l’auteur de ses œuvres à la fois risquées et convaincantes. D.M.
Pour une part d'enfanceFrançois DebluëEditions EmpreintesNovembre 2017Ce recueil propose une ode à l'enfance qui sort radicalement des sentiers battus...
Quatrième de couverture d'Olivier Beetschen
FondationsPierrine PogetEditions EmpreintesNovembre 2017Prix de poésie C. F. Ramuz 2016.

Au commencement, il y a le temps suspendu d'une enfance. La vie de la campagne... Quatrième de couverture de Julien Burri
Poèmes cathédraleDamien Pattaroni et Daniele MorresiLe Miel de l'OursNovembre 2017Editions Le Miel de l'OursAutour de la cathédrale: les événements bruts et lyriques, populaires et sans fioritures. La vie d'ici et là-bas, lyrique et sans littérature. Le livre est bilingue, mais l'autre ne traduit pas l'un: Morresi plonge en italien, en miroir des textes de Pattaroni.
L'OisellerieMousse BoulangerLe Miel de l'OursNovembre 2017Editions Le Miel de l'OursRetour aux fondamentaux pour cette poétesse bien connue : le monde oisellier. Une observation minutieuse et sauvage d'un jardin du Jorat.
Eau dedans, eau dehorsBertrand SchmidEditions SamizdatNovembre 2017Editions SamizdatLe corps et ses dimensions affective, sensorielle et matérielle sont au centre du beau recueil poétique de Bertrand Schmid, Eau dedans eau dehors. Mais il s’agit ici d’un corps dont la représentation ne subit aucune sublimation esthétique, faut-il le dire d’emblée, car la maladie et la déchéance se faufilent parmi les vers avec indifférence et détermination, ne permettant jamais que le sujet s’équilibre harmonieusement sur le fil de la neutralité. Aucune harmonie possible entre perception du dedans et du dehors, mais un chant bas qui résonne comme un martèlement ouaté de la douleur, mitigé par la douceur morbide de la mélancolie et de l’espoir. […]

C’est ainsi que Schmid nous rend, par ce recueil touchant, et malgré une mémoire de la mort antérieure à la mort elle-même, une sorte de manuel poétique du « voyage à l’oubli de la chair », un exil momentané et délicat où l’on fuit la maladie et l’angoisse par des images suggestives et surprenantes, où les contraires se côtoient avec pudeur et courage. […]
Derrière la palissadePhilippe RebetezEditions SamizdatNovembre 2017Editions SamizdatC’est une poésie dépouillée, directe, située dans un lieu concret et circonscrit, que celle de Philippe Rebetez, poète que j’ai eu la chance de suivre dans son récent travail créatif. Ses mots « rebondissent / sur l’âpreté du quotidien », comme il le déclarait déjà dans son premier recueil : plutôt que de « descendre en soi », Philippe regarde autour de lui et va à la rencontre d’autrui. Son regard se pose sur des personnes qu’il connaît bien, également de par son activité professionnelle : des personnes qui échappent d’habitude à notre attention ou que nous regardons de mauvais gré, enveloppés que nous sommes dans notre égocentrisme. C’est donc une voix hors du chœur que la sienne. (…)

Philippe a une antenne spéciale qui lui permet de capter les signaux lancés par nos semblables vaincus par la souffrance, les manies, les obsessions. Il en trace le portrait en des croquis rapides et précis : énoncés simples, mots empruntés à la langue de la communication, vers courts, strophes brèves (un peu comme chez Guillevic, poète qu’aime notre auteur) ; ici et là, le langage parlé entre avec fraîcheur dans les vers. Dans ce recueil, le sentiment de solidarité envers les plus faibles prend le dessus sur tout. (…)

Le livre se termine par un poème plus long, d’allure narrative, composé de six textes précédés chacun d’une date. Il s’agit presque d’un documentaire, qui part du 30 août 1965, quand deux millions de mètres cube de glace et d’éboulis ont enseveli le chantier du barrage de Mattmark, faisant 88 morts (dont 56 immigrés italiens), et se conclut le jour du 50e anniversaire de cette catastrophe, qui a laissé une marque indélébile dans la chronique du temps où Max Frisch écrivait : « Nous voulions des bras, et ce sont des hommes qui sont arrivés.» (…) Alberto Nessi
Une multiplicationJoël MützenbergEditions SamizdatNovembre 2017Editions Samizdat"Une multiplication" est dédié à Vélimir Khlebnikov, un poète russe du début du vingtième siècle qui a travaillé à recréer la langue universelle perdue au fond des langues divisées et à calculer les intervalles de la vibration du monde, fondant ainsi une algèbre du temps qui devrait à l’avenir nous permettre de lire le futur comme on connaît le cycle de vie d’une plante. En 2007, Joël Mützenberg a reçu d’un paysan colombien une poignée de pois chiches noirs qu’il cultivait dans son jardin, à Guanacas, dans la Cauca. Le paysan de Genève l’a semée dans sa terre et depuis, il la cultive, la multiplie et la partage. C’est l’histoire non romancée de cette poignée de pois chiches qu’il nous conte et compte dans ces pages, vécue, jour après jour, observée, notée, documentée, chiffrée et dessinée !
La plaine, la poésie - Bulletin de l'Association des Amis de Gustave RoudAssociation des Amis de Gustave RoudOctobre 2017Gustave RoudPour sa sixième livraison, le bulletin de l’Association des amis de Gustave Roud fait peau neuve. Une
ligne graphique redessinée et un format légèrement plus grand nous permettent de mettre en valeur quelques-unes des nombreuses images, notamment celles en couleur, du fonds photographique de la BCUL, et de mesurer une nouvelle fois avec délice l’étendue et la beauté de l’œuvre de Gustave Roud – ici tout par- ticulièrement son goût prononcé pour les arbres et l’atmosphère des futaies. En témoignent la page de couverture de ce numéro ainsi que l’élégant portfolio réalisé par Iréna Pandazis.
Dans ses nouveaux atours, LaPlaine, la poésie reste dèle à ses aspirations : rendre compte des travaux publiés ou en cours dans le champ des études roudiennes, se faire l’écho des événements artistiques et culturels dédiés au poète, mais aussi évoquer sa mémoire sur un ton plus personnel, voire intime. (...)
Un toucher de neigeMonique Saint-JuliaLes Editions de l'AireOctobre 2017Les Editions de l'AireCe nouveau livre de monique Saint-Julia est placé sous le signe de la neige, « attendue toujours comme une première fois. » Les flocons s’invitent dans son imaginaire qui le plus souvent suggère sa présence au fil des poèmes, comme un élément du décor ou plu-tôt un personnage sur une scène de théâtre. Qu’elle soit « confinée dans sa libertine beauté » ou « s’échinant sur des bateaux rouillés », la neige conserve son prestige intact et son pouvoir de rêve sans limite. Jacques Tornay "Je reconnais cette saisonà son ciel sale à isoler les renards à noyer les nuages dans le puits. Des flocons bruissent avec leur manièrede tourner autour des arbres, de s’y poser comme un essaim d’abeilles enjambant les toits, ils galopent dans les chemins, se ruent dans la cour où les enfants les dérobent à grandes brassées de rire."
Notre-Dame des égaréesAlexandre VoisardEditions ZOEOctobre 2017Editions ZOEColmar, à l’aube du XXe siècle, Hélène native du Midi et Karel le violoniste venu de l’Est donnent naissance à une petite Stella. Après de courtes années de bonheur, l’enfant meurt soudainement. Puis Hélène disparaît sur les traces de sa fille, qu’elle imagine toujours vivante. Karel décide de rejoindre le Rhône, fleuve de cœur d’Hélène, dans l’espoir de l’y retrouver.

Voisard puise à la double source du conte et de la poésie pour mener ce roman du dépouillement. À la suite du vagabond walsérien Karel, il nous entraîne à la rencontre des gens qui peuplent la route du Sud, l’abbé Viénot et son « eau de la vie », ou la famille Goldberg, au fils violoniste de génie.
L'anatomie du rêveShemsi MakolliLes Editions de l'AireOctobre 2017Editions de l'Aire« Il ne s’agit plus ici d’un lyrisme traduit. C’est un écrivain suisse de l’immigration qu’il faut saluer aujourd’hui. Après un exil d’un quart de siècle il offre pour la première fois des oeuvres nées dans un français appris avec acharnement à l’âge adulte, la nuit après le travail, à vif dans les rues, aux hasards d’un écran de télévision, dans la foison des livres ouverte par l’idiome nouveau. (…) Que sa musique intérieure soit goûtée comme un fruit des errances, des migrations, d’un nouvel enracinement. »
Pas de deuxMadeleine SantschiEditions Héros-LimiteJuin 2017Editions Héros-LimitePas de deux est l’ultime volet d’un tryptique romanesque écrit par Madeleine ­Santschi, dont les deux premières parties, Sonate (Mercure de France, 1965) et Toutes ces voix (Zoé, 1994), révélaient une écriture singulière constituée d’un tissage de voix, de tons contradictoires (entre tendresse humaine, satire sociale et pathétique), d’un réseau serré d’images et de réminiscences flottant dans une sorte de brouillard onirique ou mémoriel d’où tout surgit comme du chaos. Dans Pas de deux, l’action est réduite à un instant « qui pourrait être n’importe quel instant ». Le texte se présente, selon l’expression de Jean Lecoultre, comme un « dispositif musical » où le pari fou de l’auteure est de parvenir à enfermer, tout en le gardant vivant, avec ses contradictions, sa polyphonie, ses couleurs et ses timbres simultanés, la totalité d’un instant. Œuvre d’une vie, en réalité, où tout est convoqué pour aboutir, hors de toute explication, au sens. Radical, sans concession, Pas de deux est une traversée de la langue, un tissage qui mêle avec une intelligence remarquable un ensemble de voix, un roman devenu poème qui se présente au lecteur comme une partition de mots à « lire » musicalement, et où alternent en un tissu serré, très travaillé, notations, aphorismes et citations.

(d’après la postface de Sylviane Dupuis)
Feuilles de l'aubeWerner RenferEditions InfolioJuillet 2017Editions InfolioFeuilles de l’aube réunit les INÉDITS de jeunesse de l’un des fondateurs de la poésie moderne en Suisse, Werner Renfer (1898-1936). Son oeuvre polygraphe, d’une richesse et d’une diversité remarquables, s’est constituée après d’innombrables efforts d’autodidacte, que ce soit sur le mode de la poésie, du récit ou de la chronique. Ce livre, qui rassemble les feuilles éparses de ses débuts dans l’écriture, témoigne de cette énergique genèse. Rhodope la Lesbienne, La Symphonie en vert, L’Aube dans les feuilles : ces titres ne vous disent rien ? C’est bien normal. Les voici offerts au public pour la première fois.
Mais il y a plus. Il y a la correspondance, elle aussi inédite, et qui révèle un épistolier fou d’amour pour sa compagne et dévoué totalement à sa passion littéraire. Découvrez une oeuvre extrêmement attachante. Voyez comment est né Werner Renfer, ce jeune poète à l’imagination palpitante, ce romancier sensible, ce chroniqueur qui ne cesse de dialoguer avec ses lecteurs.
En un jardin peintDaniele Morresi, Luc HamzaviEditions SamizdatJuin 2017Editions SamizdatBrefs, lapidaires (tableautins, plutôt de style flamand) ou plus vastes,
respirants, laissant de la place à la méditation sur notre monde et sur
un autre, qui le borde, ce qui frappe dans les poèmes de Daniele Morresi
c’est d’abord l’art du cadrage. Cette réalité, qui est la nôtre, qui nous entoure
et nous déborde de toutes parts, nous échappe, comment la saisir
à l’aide du langage (et disons-le immédiatement, du langage le plus limpide qui soit) ?
Car le monde a deux versants : l’un visible, l’autre invisible, et ces deux versants
(qui contiennent leur part de danger, peutêtre de folie) demandent à être traduits.
Comment maintenir l’équilibre, célébrer le simple, le simplement vivant (et mortel),
tout en préservant cette part de mystère ou d’incompréhensible, indubitable?
Et dans ce monde, tantôt vide, tantôt foisonnant, que retenir ?
Dessins de Mario Cardinale.
Nébulosité variableÁDÁM KISSEditions SamizdatJuin 2017Editions SamizdatC’était il y a bien des années. Un petit poème est venu jusqu’à moi lesté d’une céramique grise et bleue. L’offrande était d’ÁDÁM et Catherine KISS. Elle m’arrivait de loin, à travers des liens de famille très proches. Le poème d’ÁDÁM m’a touchée en plein cœur :

Adolescent, j’ai eu envie d’écrire. Adulte, je nettoie la plage polluée.
Mais à qui ? Une bouteille à la mer Parmi les débris, ma bouteille.

La bouteille à la mer, n’est-ce pas la métaphore par excellence de tout geste poétique? Qui va la découvrir sur sa plage et recueillir le message;confié aux flots ? C’est bien la question que se pose tout poète.
Fenêtre sur courMarion SchallerEditions SamizdatMai 2017Editions SamizdatC’est une énorme vague qui a fini par l’emporter. Marion est devenue schizophrène la nuit du tsunami, le 11 mars 2011. Elle venait d’avoir 20 ans. Ces poèmes sont nés au cœur de la plus grande tempête, Marion les a écrits au sortir de l’hôpital psychiatrique. Elle savait leur valeur, elle en avait sélectionné une trentaine, auxquels nous en avons rajouté d’autres. Nous avons gardé le titre choisi par elle, « Fenêtre sur cour ». La fenêtre donnant sur la cour de l’hôpital Esquirol à St-Mandé où elle avait été internée après sa première bouffée délirante. La fenêtre de sa chambre de convalescence rue Barbette, à Paris, donnant sur une cour du Marais où elle a écrit ces poèmes dans l’urgence de guérir, refusant la maladie qui pourtant menait sournoisement son travail de sape. Et pour nous qui restons, cela évoque aussi la fenêtre de sa chambre d’enfance à Filly, par laquelle elle a pris congé de ce monde le 19 mai 2015.

Mais on ne trouvera pas dans ces poèmes de référence à l’hôpital et à l’enfermement. Elle a magnifiquement sublimé cette expérience qu’Eluard avait décrite dans ses « Souvenirs de la maison des fous » où, caché à l’hôpital de St-Alban pour échapper aux nazis, il avait croisé ces « inconnus, coiffés d’absence et déchaussés, n’ayant plus rien à espérer », les mêmes que ceux qui effrayaient tant Marion dans les couloirs d’Esquirol. « Comme un papillon », l’un de ses plus beaux poèmes résume de manière fulgurante l’impuissance de maîtriser son esprit atteint par la schizophrénie.
Arthur aux yeux d'azurJacques Roman et Lénaïck DurelLa Joie de lire2017La Joie de lireUn long poème comme un chant d’amour de l’auteur à son petit-fils.
Les illustrations originales au pastel à l’huile, les camaïeux de couleurs profonds et lumineux accompagnent avec brio les mots tout en douceur du « pépé poète ».
Feuilles de l'aubeWerner RenferEditions FolioJuin 2017Editions FolioFeuilles de l’aube réunit les INÉDITS de jeunesse de l’un des fondateurs de la poésie moderne en Suisse, Werner Renfer (1898-1936). Son oeuvre polygraphe, d’une richesse et d’une diversité remarquables, s’est constituée après d’innombrables efforts d’autodidacte, que ce soit sur le mode de la poésie, du récit ou de la chronique. Ce livre, qui rassemble les feuilles éparses de ses débuts dans l’écriture, témoigne de cette énergique genèse. Rhodope la Lesbienne, La Symphonie en vert, L’Aube dans les feuilles : ces titres ne vous disent rien ? C’est bien normal. Les voici offerts au public pour la première fois.
Mais il y a plus. Il y a la correspondance, elle aussi inédite, et qui révèle un épistolier fou d’amour pour sa compagne et dévoué totalement à sa passion littéraire. Découvrez une oeuvre extrêmement attachante. Voyez comment est né Werner Renfer, ce jeune poète à l’imagination palpitante, ce romancier sensible, ce chroniqueur qui ne cesse de dialoguer avec ses lecteurs.
Une saison dehorsYves BergerHéros-Limite2017Editions Héros-LimitePeintre familier du travail de la terre, Yves Berger témoigne dans les courts textes rassemblés ici de ces deux activités à la fois parallèles et entremêlées.
L’émerveillement devant la nature, les diverses tentatives pour saisir le paysage (par le pinceau, par l’écriture, mais aussi par le travail agricole), forment un tout où s’annulent les catégories habituelles. Dans ces textes, reflets d’un mode de vie particulier en dehors des grandes villes, se mêlent réflexions sur le travail de paysan aujourd’hui, sur celui de peintre, mais aussi anecdotes issues du quotidien, fables, souvenirs et pensées… L’appréhension poétique du monde côtoie les descriptions parfois violentes de ce qui fait la réalité d’une vie à labourer les champs, traire les vaches, engranger le foin pour l’hiver. Loin de perdre le lecteur, cette confrontation le mène à sentir ce qui, essentiellement, relie ces activités humaines et leur donne leur cohérence.
A travers ma fenêtreJean-Baptiste Etchegaray et Stéphane RotenEditions Bergame06 juin 2017Editions Bergame« Tourner son regard vers l’insignifiant. S’en rapprocher intimement et créer le lien inattendu qui magnifie l’instant présent.
C’est dans l’infinité de ces vécus que Jean-Sébastien Etchegaray nous révèle le monde.
Un regard attendrissant, poétique et néanmoins authentique.
Comme un sourcier il fait jaillir la beauté des petites choses de la vie. De quoi se délecter d’étonnement en étonnement. De quoi saisir une part d’éternité. »
La Langue soufflée de l'animalPatrice DuretL'Arbre à ParolesJanvier 2017Maison de la poésie d'AmayCe n'est qu'apparence la fragilité du souffle chez Patrice Duret. Ses poèmes vacillent entre précarité de surprises et lucidité qui échappe à l'abîme. La parole étend la réalité entre délires réappropriés et langue ouverte à un surréalisme où bruissent la transparence d'être et les soubresauts d'une irrésistible innocence.
EntretiensGustave Roud (édition établie et préfacée par Emilien Sermier)Editions FarioMai 2017Editions FarioMarcheur nocturne, errant, comme perpétuellement situé à la frontière des mondes de l’invisible et du visible, Gustave Roud a laissé l’image d’un poète de premier plan, ayant exercé une influence considérable sur toute une génération. Malgré sa vie relativement recluse dans les vallées du Haut-Jorat, Roud répondait volontiers, avec tact, aux visiteurs qui le sollicitaient. Une douzaine d’entretiens ont été ainsi retrouvés et transcrits pour constituer ce volume : certains publiés en revue ou dans la presse, d’autres enregistrés pour la radio. Gustave Roud, sans exhibitionnisme mais avec simplicité, y évoque le milieu paysan où il vit, ses lectures déterminantes, ses admirations, sa rencontre avec Ramuz. Il parle surtout de l’expérience poétique telle qu’il la conçoit, dans les pas de Novalis, (...) et évoque aussi, dans une très belle promenade enregistrée sur ses lieux de prédilection, son lien avec l’univers des oiseaux, et des végétaux, qu’il ne peut se résoudre à croire sans voix ni signes à notre adresse.
L'Or et l'ombre. Un seul corps.Markus HedigerEditions de l'AireMai 2017Editions de l'AireLa sève, la neige, la terre. La mort, le corps et l’or. Ce sont des métamorphoses que racontent les poèmes de Markus Hediger, qui se promène dans ses souvenirs d’enfance et d’amours, de lectures et de douleurs, de deuils et d’espoirs, comme dans un paysage intérieur. Innombrables sont les vers où s’entremêlent sa vision du paysage environnant dont il indique précisément les couleurs, la température, la vitalité, la topographie et sa conscience intime, qu’elle remonte dans le passé familial ou amoureux, ou qu’elle analyse l’instant présent. (...) Pour qualifier sa poétique, Markus Hediger a inventé le mot « romésie », entre roman et poésie. Il faudrait pour qualifier le sentiment qui se dégage de cet album de recueils ici rassemblés un autre néologisme. Car le mot « nostalgie », douleur de l’aspiration au retour vers le pays natal, ne convient pas tout à fait. C’est plutôt la douleur de l’absence, la douleur de l’ombre, la « skialgie ». René de Ceccatty
Blanche baleineFabienne RaphozHéros-LimiteMai 2017Editions Héros-LimiteBlanche baleine, comme un écho à ces deux vers de George Oppen :

Le monde trop limité pour s’étendre
est une terre

est une tentative, en ce début de 21e siècle – où le « sentiment de la nature » ne peut plus être celui des débuts du Romantisme – de se renjouer sur terre à défaut de réenchanter le monde : écouter, voir, toucher, tenter la symbiose, si ce n’est physique, du moins poétique, avec le vivant. Ce serait l’ambition, c’est-à-dire l’horizon, du vers, un vers baleine comme colombe.
L'Ile de sableHuguette JunodEditions des SablesAvril 2017Editions des SablesPhotos et poèmes pour enfants, tout se passe sur une île où le sable est roi.
Sel de nos veines, du Moriah à la Mer MorteRolf DoppenbergEditions des SablesAvril 2017Editions des SablesCe livre est un cheminement, le récit poétique d’une descente à pied dans le désert : de Jérusalem, elle longe le cours du Cédron jusqu’à la Mer Morte. Une descente au plus bas de soi.
Mémoire ontologiqueStéphanie Metzger del CampoEditions des SablesAvril 2017Editions des SablesCes « mémoires ontologiques » se veulent un retour aux origines et accordent de l’importance à la nature : une partie est consacrée aux arbres. A travers des thèmes récurrents : le chemin, la lumière, la rencontre, l’amour, le désir, le feu, ces poèmes sont un hymne à « l’allégresse d’exister », qui est une forme d’enchantement.
Angèle n’a pas de sex appeal et craint pour ses ailesCécile XambeuEditions des SablesAvril 2017Editions des SablesCécile donne à sa poésie des touches d’humour qui font mouche. Elle joue avec les sons et les mots, et crée une tapisserie où l’amour ne rime pas avec toujours... puisqu’Angèle craint pour ses ailes !
L'Univers en mietteBenoist MagnatEditions des SablesAvril 2017Editions des SablesLa poésie de Benoist Magnat va toujours à l’essentiel : la relation à l’autre, l’amour, la sensualité. Il part à la recherche de tout ce qui peut en exprimer les subtilités : la nature, les couleurs, le chant des cigales, les orchidées, les alouettes, le vent dans les voiles... Il nous parle de paix, de mémoire, d’humanité. Les mondes sont entrelacés dans un univers que le poète voit en miettes. Mais qu’il reconstitue de poème en poème.
PassagesJean-Marc DenervaudEditions des SablesAvril 2017Editions des SablesLe poète tente de décrire les soixante-quatre moments d’une libre randonnée, de l’appel au nouveau départ, en passant par le péril, le doute, la solitude, la persévérance, le compagnonnage, la contemplation, le détachement, la liberté, la force, le renouveau, le dépassement de soi, moments qu’il veut de partage.
L'eau, les étincellesAnne BreganiEditions SamizdatAvril 2017Editions SamizdatLa langue, à travers les années, a creusé le corps, dilaté le cœur, trouvé son souffle dans le Souffle :
Princes pulmonaires /chercheurs d’air
nous devenons / amis du vent

Avec ce recueil, Anne Bregani franchit un seuil :
désormais s’ouvre / l’aventure
les mains à qui la terre
confie /des secrets de racines

Des secrets ? LE secret. Impossible à dire mais qui aimante l’écriture du poème :
Parfois ô parfois / il me semble
- le sais-tu ? / que je vais toucher de ma main indicible
la divine Tendresse / et qu’elle me brûlera sans me brûler (…)
Volubiles NuditésAlexandre CaldaraEditions SamizdatAvril 2017Editions Samizdat L’émacié avait aimé la Suisse romande comme contrée du silence. En contraste avec son héros beckettien, Alexandre Caldara nous emmène dans le monde bruyant d’un groupe de rock rocailleux : deux musiciens détectives et leur chanteuse presque mutique, improbable Velvet Underground déferlant dans les basfonds de Lisbonne. Comme ticket d’entrée aux concerts sauvages, un mystérieux lipstick carmin.
Un texte haletant qui descend comme le Tage à la mer.
Crue de fondRolf DoppenbergEditions SamizdatAvril 2017Editions SamizdatPour Crue de fond, l’inspiration est liée au fleuve, ici à Bonn (pour la 3e et la 5e partie). Les autres ne sont pas directement liées au Rhin. La première a trouvé sa source en Ligurie, entre Italie et Côte d’Azur, précisément aux Balzi Rossi, à la frontière entre Ventimillia et Menton. La deuxième est liée au corps, à l’os, et la 4e au temps.
Le Rhin est un symbole du cheminement de mon père, venu de Hollande et immigré en Suisse. D’où mon admiration extrême pour l’intuition graphique de Marie-Laure, qui embrasse cette symbolique en un trait épuré.
Ce livre qui nous unit les trois devient une histoire très personnelle (…), une histoire qui se révèle au cours de l’élaboration même du livre.
L'ApostropheJacques RomanEditions SamizdatAvril 2017Editions SamizdatDans cette suite de poèmes en prose, Jacques Roman a croisé son goût des fragments, ici suspendus entre des points de suspension, brefs et denses, entourés de blancs qui laissent au lecteur le loisir de s’arrêter, flâner, rêver, composer aussi un brin de l’histoire d’une vie, et son sens du temps, donc aussi des temps verbaux, et notamment du futur antérieur, aujourd’hui délaissé ; ce curieux temps affirme le passé ouvert, le vécu sensible et souvent tremblant, un point d’arrivée où se cacherait la paix ; vivant, il se donne à revivre, à revoir, à reprendre, étant à la fois proche et lointain, personnel et immémorial, présent et imaginaire. Beckett lui a donné, à ce temps, toute son intensité et sa grandeur dans Oh les beaux jours, avec ces mots de Winnie qui rythment sa journée : « Oh le beau jour encore que ça aura été. (Un temps.) Encore un. […] »
Doris Jakubec
L’Anthologie des SablesEditions des SablesJanvier 2017 (annoncé en avril 2017)Editions des SablesPoésie & Prose contient les textes de 28 auteur-e-s des Ed. des Sables, qui fêtent leurs 30 ans en 2017. Un bel âge pour une petite maison d'édition, qui publie plus de poésie que de prose. Tout est parti en 1987. Huguette Junod venait de recevoir le Prix des Ecrivains genevois pour son récit Ceci n'est pas en livre, qui se passe durant le Marathon d'écriture 1984 en Avignon. Comme elle ne trouvait pas d'éditeur, malgré son prix, elle a décidé de créer sa propre maison d'édition, afin que le manuscrit ne reste pas dans un tiroir et que la somme reçue de la Ville de Genève ne serve pas à des frivolités. Puis elle s'est prise au jeu, publiait environ un livre par année. Mais depuis 2012, grâce aux subventions et à leur inscription au Cercle (Le Cercle de la Librairie et de l'Edition, fondé à Genève en 1888), les Éditions des Sables publient de 4 à 8 ouvrages par an.
L'or et l'ombre. Un seul corpsMarkus HedigerLes Editions de l'Airemars 2017Editions de l'AireLa sève, la neige, la terre. La mort, le corps et l’or. Ce sont des métamorphoses que racontent les poèmes de Markus Hediger, qui se promène dans ses souvenirs d’enfance et d’amours, de lectures et de douleurs, de deuils et d’espoirs, comme dans un paysage intérieur. Innombrables sont les vers où s’entremêlent sa vision du paysage environnant dont il indique précisément les couleurs, la température, la vitalité, la topographie et sa conscience intime, qu’elle remonte dans le passé familial ou amoureux, ou qu’elle analyse l’instant présent. (...) Pour qualifier sa poétique, Markus Hediger a inventé le mot « romésie », entre roman et poésie. Il faudrait pour qualifier le sentiment qui se dégage de cet album de recueils ici rassemblés un autre néologisme. Car le mot « nostalgie », douleur de l’aspiration au retour vers le pays natal, ne convient pas tout à fait. C’est plutôt la douleur de l’absence, la douleur de l’ombre, la « skialgie ».
N(ad)or ن(اظ) ورRolf DoppenbergEditions Le Miel de l'Oursmars 2017Editions Le Miel de l'OursInvité à Nador, au Maroc, dans le cadre d’un Festival de Poésie, Rolf Doppenberg restitue, dans un recueil éponyme, ses chocs lumineux. Pendant (et avant) le voyage, la nécessité fond en lui. Il se plonge, toutes affaires cessantes, toutes antennes dehors, dans la découverte.
Quelque chose, une part intense, un désir vif, s’éveille. Se fondre dans le paysage. Le traverser.
Entre carnet de route, journal intime et poème, Rolf Doppenberg sème des paroles d’immersion, des grains de voix d’en-dedans – et de là-bas. De cette plongée, descente au cœur de lui-même et du lieu, il nous rapporte un récit savoureux, vivifiant.
Après l'unionAntonio RodriguezEditions Tarabustemars 2017C’est un chant de noces qui se mêle au kaddish du continent. Après Big bang Europa (Tarabuste, 2015), ce volume poursuit une poésie continentale à partir de la vie d’un couple et d’une famille. Sans prendre le ton de l’engagement politique, il mêle les échelles, les temps, les discours, ce qui tente de tenir alors que les structures continentales s’effondrent lentement. Ici, un couple se constitue en noyau au sein du continent. Ensemble, ils touchent l’écorce des bouleaux à Birkenau, ont un fils pris sous les vagues d’Omaha et une fille qui s’endort dans la mousse de Verdun.
LevéesMarie TaveraEditions Le Miel de l'Oursfévrier 2017Editions Le Miel de l'OursDes lieux, des espaces dans lesquels les rochers rivalisent avec l'écorce, la matière rencontre les silences, la densité tutoie la délicatesse
La voix de l'eauSylvie-E. SalicetiEditions de l'Airefévrier 2017Editions de l'AireJe suis un corps écrit. La mer est un corps écrit. Nos corps dialoguent. Je répète le geste-lecture. Lieu d’une cryptographie – tout est caché, sous une voûte d’eau. Les signes invisibles sont abrités loin, dans le plus petit océan du monde – au fond du ventre des femmes. Je lis la mer. Déchiffre les éphélides, les signes – les lignes et leurs brisures, le désir. Après des mouvements fertiles, le sens de la mer pénètre mon corps : la lumière liquide coule au fond des yeux. Par éclats et fragments de vagues, la chair bleue d’une orange ouvre sa houle. Cette nudité de ténèbres est douce et dure. Elle est le corail des baisers – clos comme un livre.
Nomade de toiAndré PetitatEditions de l'Airefévrier 2017Editions de l'AireUne pluie de coups de coeur. Amour liquide, folie et ivresse. Tout en haut, pour toujours et à fond de train. Mais voilà que tu descends déjà à la prochaine gare. Attention à l’atterrissage et au séjour en enfer. Partout, sur les trottoirs, des amitiés désertées, des ardeurs lyophilisées. On pleure, on se croit mort. La vieille recette du Phénix : couche-toi dans un petit nid d’encens et d’aromates et mets-y le feu. Déjà s’allument d’autres bouches, avec huîtres et sel de mer. Invitation à quelques incendies et coups de pompe.
La Fée ValseJean-Louis KüfferEditions de l'Airefévrier 2017Editions de l'Aire"La Fée Valse" voudrait ne pas être un recueil de fantasmes éculés, mais une féerie. Éros y jouerait volontiers, au sens le plus large et comme dans un rêve où la chair est tellement plus réelle – comme dans un poème dont le verbe exulterait. Car ce serait avant tout une affaire de mots que ce livre de baise, au sens rabelaisien, sans rien de la gauloiserie égrillarde trop souvent liée à ce qualificatif. Ainsi ce recueil kaléidoscopique serait-il joyeux et grave, allègre et pensif, tendre et mélancolique, sérieux et ludique au sens du jeu le plus varié ; aussi "La Fée Valse" découlerait-elle de la même recherche d’une pureté sans âge dégagée des corsets de la morale, sans obsession morose ni provocation criseuse, lâchée dans ses cabrioles matinales et vivant ensuite au gré des journées, de la jeune baise aux vieux baisers, sans cesser de rire ni de sourire à la bonne vie divine.
Points, lignes, soleil. Anthologie 1984-2013Pierre GarnierEditions Héros-Limitefévrier 2017Editions Héros-LimiteLa poésie qu’a inventée Pierre Garnier depuis un demi-siècle se distingue par le fait qu’elle utilise à la fois les mots et le dessin. Simples esquisses, les dessins sont associés à une légende ou une définition. Les mêmes mots ou les mêmes dessins peuvent être générateurs d’associations très diverses et permettent aux lecteurs de redécouvrir une langue que l’usage a banalisé. La lecture se transforme alors en un acte de création.
Points, lignes, soleil, en plus de rassembler plusieurs des poèmes « texte-image » de Garnier, a pris le parti de les traduire à la fois typographiquement et dans une multitude de langues (italien, espagnol, portugais, anglais, arabes, chinois, japonais…). Les poèmes ainsi produits veulent rendre justice au travail de compression, raréfaction, simplification auquel Garnier a voulu soumettre le langage, tout en réfléchissant au processus de traduction qui permet lui aussi de réinventer les liens du texte à l’image.
Je vous fleureAnick RoschiEditions Stellamarisjanvier 2017Editions Stellamaris "Je Vous fleure" un recueil à deux voix, celle du poète Anick Roschi, celle de la pastelliste Maruša Nemelka. Un livre d’art façonné comme un véritable bouquet de fleurs et susceptible de vous séduire .
Avec Je vous fleure, Anick Roschi nous offre une composition florale des quatre saisons. Un bouquet poétique aux parfums chargés d’histoire et brillamment illustré par les tonalités sensuelles de Maruša Nemelka, pastelliste, à qui il dédie ce nouveau recueil.
Les Limbes d'EveBenjamin JichlinskiEditions Soleil BlancDécembre 2016Editions Soleil BlancAprès un premier recueil de poésie publié para société des écrivains (Paris, France) puis un deuxième publié aux éditions du Madrier (Pailly, Suisse), voici un troisième recueil alliant vers libres et forme neoclassique.
"Dans ce troisième recueil, suivez le parcours d'un esprit, d'un coeur et d'une âme, se partageant un corps.
Le contrôlant tour à tour, ils lui donnent l'allure d'un pantin tiraillé, s'en allant par le monde."
L'orizi / La tempêteJessica ZuanEditions Samizdat15 janvier 2017Editions SamizdatVersion bilingue
puter (romanche de Haute-Engadine) - français.
Nous nous sommes rencontrées à Carouge, dans une pizzeria où nous réunissait un ami commun, Daniel, des éditions Entremonde : tout un symbole
Jessica venait de Barcelone où, grâce au doux choc du catalan, gagnée par la ferveur d’un peuple fier de sa langue, elle avait retrouvé, en exil, tout au fond de son être, ce ladin natal, son idiome puter de Sils-Maria
Elle m’a tendu le petit livre oblong où se détachait, au-dessus d’un vol d’oiseaux minuscules, le mot « orizi » qui signifie tempête. Avec Loren, une amie graphiste, elle avait donné forme à une édition hors-commerce des poèmes qu’elle venait d’écrire.
Daniel, j’imagine, lui avait parlé de mon histoire d’amour avec le romanche, de l’aventure d’Aruè. Nos éditions ne pourraient-elles pas relayer ces textes hors du cercle étroit des amis et connaissances ?
En ce temps-là, le futur de Samizdat était incertain, ce puter de HauteEngadine m’était moins familier que le vallader de Sent et d’Ardez. Bref, ma première réponse fut plutôt vague.
Et puis j’ai lu ce tendre sismographe d’un temps d’orage. J’ai entendu chanter comme jamais l’antique langage dans la voix d’une femme du XXIe siècle. Et j’ai dit : Oui.
La Revue de Belles-Lettres, 2016, 2 - Un danube poétiqueMarius Daniel Popescu, Vincent Yersin, Mireille Gansel...Société de Belles-Lettres Lausannejanvier 2017La Revue de Belles-Lettres
Ayons aussi une poésie nationale Timothée LéchotLibrairie Drozjanvier 2017Librairie DrozA partir des années 1730, les Suisses d’expression française s’interrogent sur l’opportunité de développer chez eux une activité poétique. L’enjeu est important : quelle serait la place d’une région sans poète parmi les nations policées qui cultivent les belles-lettres ? Or, la hantise du bel-esprit français et la réputation de grossièreté qui poursuit les Suisses constituent une double embûche que rencontrent aussi bien les versificateurs anonymes du Journal helvétique qu’un Jean-Jacques Rousseau faisant ses premiers pas dans la carrière des lettres. Se cherchant une légitimité, les poètes assument ou revendiquent progressivement une différence par rapport à la France et à ses modèles littéraires les mieux établis. Entre la fin de l’Ancien Régime et l’époque romantique, l’idée d’une « poésie nationale » en français s’affirme dans cet espace littéraire périphérique, en attendant l’émergence d’une littérature romande à proprement parler.
Cette étude a reçu le Prix pour l’avancement de la relève du Collegium romanicum.
Je Vous fleureAnnik RoschiEditions Stellamarisjanvier 2017Editions StellamarisVient de paraître aux éditions Stellamaris le livre "Je Vous fleure". Un recueil à deux voix, celle du poète Anick Roschi, celle de la pastelliste Maruša Nemelka. Un livre d’art façonné comme un véritable bouquet de fleurs et susceptible de vous séduire. . .

Chaque fleur,
Solitaire ou en bouquet,
A son parfum d’histoire. . .

Dans un champ tout ébouriffé de coquelicots,
Entre deux battements d’ailes de papillon
J’ai rencontré Monet.
Wila/OuilaRuth LoosliEditions Samizdatdécembre 2016Editions SamizdatChaque jour une nouvelle Ouila déboule dans la vie. Chaque jour neuve et pourtant toujours la même. Ouila a de nombreuses vies, de nombreux noms et beaucoup de talent.
Traduction par Camille Lüscher