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TitreAuteurEditeurDate de publicationSiteAnnonce
Ici là voir ailleursIsabelle SbrissaEditions NOUSJuin 2018Editions NOUSIci là ailleurs est un livre multiforme, inventif, hybride. Un livre qui montre la coexistence des écarts de langues et de formes, comment en une seule démarche d’exploration toute cette hybridité dialogue et s’enrichit, accepte la contradiction et continue de produire un mouvement qui pousse hors de l’acquis.

Pour que du langage monte tout ce qui me fait, tout ce qui lie les mots entre eux autant qu’à mon corps, je parle une langue tout autre, incompréhensible, non sociale, sans pouvoir, ni rhétorique ni de communication. J’entre dans cette langue comme dans l’air ou dans l’eau, seule et sans but ; montent alors des paroles obscures qui forment une matière dense, vivante et sans trou, et que je nomme un poème.
L'Herbe rase, l'herbe hauteLaurent CennamoEditions Bruno DoueyAoût 2018 - sortie : 6.9.18Editions Bruno DouceyLe mot de l’éditeur : À feuilleter le recueil de Laurent Cennamo on serait tenté d’interpréter ainsi le titre qu’il a lui-même donné à son travail : aux poèmes de la première partie, élancés comme des silhouettes de cyprès dans un paysage italien, L’herbe haute ; aux petites proses qui s’attachent à l’ordinaire des jours, L’herbe rase. Mais la vérité du livre que j’ai la joie de publier est plus subtile que cela. Si l’écriture verticale du poème évoque ces moments où l’art nous porte au-dessus de nous-même, il est aussi des vers pour dire « l’herbe lisse » sur laquelle fuse un ballon de football ou « la fleur fauve à ras de terre ». Et les proses de l’auteur, si sourcilleuses dans leur juste saisie du réel, s’ouvrent à leur tour sur un vacillement d’être : « Je ne sais plus très bien où je suis, qui je suis ». Un doute si beau, si tendre, comme l’herbe de l’existence sous le vent de la poésie.

Extrait :

« Courbure du rêve. Lièvre
de vivre, de bondir. Revenir
en arrière. Redevenir le temps
d’une image l’enfant,
tirer de son trou
la tristesse aux longues oreilles,
la lancer loin, bouquet
d’étincelles »
La première paroleFrançoise MattheyEditions de l'AireJuin 2018Editions de l'AireFrançoise Matthey construit son récit poétique autour des éléments : eau, air, terre, omettant volontairement le feu, mais cette absence, loin d’être un oubli, en dit autant sur l’importance de ce quatrième élément... s’obstine à séduire les creux, le vide, les failles, le silence pour que chante son amour de la vie. Elle écrit et tend ainsi vers un mouvement renouvelé du non-encore dit, du non encore accompli vers l’accompli, la lumière. Sa voix poétique perçue comme une grâce, s’offre à ceux qui veulent ou peuvent l’entendre, à ceux qui peuvent reprendre le poème à leur compte et le réaliser.
OhGilbert PingeonEditions de l'AireJuin 2018Editions de l'Aire« La plupart des gens, ce qu’ils font de plus clair, c’est de ronger leur double » constatait Henri Michaux. Après Bref et Zut, l’auteur s’est littéralement trouvé à l’aise en tenue courte. Il renouvelle l’expérience avec Oh. On constatera qu’à chaque fois, le titre perd une lettre en route. C’est que la brièveté mène tout droit au silence. Aussi est-il plus prudent d’en rester là et de décider que cette trilogie de micro-fictions s’achève avec Oh. Un petit échantillon : « Avant d’écraser une mouche, vérifier qu’il ne s’agit pas de la réincarnation d’un tigre du Bengale. »
Feu sur le noirLaurence VerreyLe Cadratin21 juin 2018Le Cadratin"Avant même de mordre dans la matière, jurer de concevoir. Entrer en vision. Etreindre la nuit. S’abandonner à la volupté du noir. Une force est là." Ainsi commence le texte poétique Feu sur le noir de Laurence Verrey.
Le livre d'artiste imprimé à 30 exemplaires en 2013, avec trois encres originales de Louise Beetschen, sur les presses de l'Atelier du Cadratin a été rapidement épuisé. Un tirage courant du texte le rend aujourd'hui accessible.
" Le noir dans ses états. Le noir est une question qui tourne dans la mine. Peindre, écrire. Quel enjeu, ce dialogue en double langue qui prend le noir pour diapason ? "
Les seins de l'amanteTimba BemaStellamaris11 juin 2018Editions StellamarisAu commencement est le corps. A la fin, peut-être, aussi... Le corps mémorise les douleurs, se plie et se déplie sous leurs assauts répétés. Dans le mystère de la génétique, il transmet aux autres corps ce poids insécable. Soudain, contre toute attente, il se met à p(r)o(ph)étiser des tunnels et des labyrinthes. Les seins de l'amante, comme un miroir, l'ont renvoyé à lui-même. Les promesses, nées dans le secret de la nuit, fleuriront-elles avec l'aube lumineuse?
ProsesRobert MaillardEditions Slatkine22 mai 2018Editions SlatkineÉditeur d’art et poète, Robert Maillard a longtemps dirigé les nombreux ouvrages des Éditions Fernand Hazan, dont le plus important est un Dictionnaire universel de l’art et des artistes (architecture, peinture, sculpture, 3 vol., 1968) et, aux Éditions Le Robert, le Dictionnaire universel de la peinture (6 vol., 3000 pages, 2800 illustrations, 1975-1976). Enfin, il a activementparticipé à l’élaboration et la réalisation de plusieurs « Chroniques », chez Jacques Legrand-Chronique, notamment Chronique de l’Humanité (1986, diffusé par Larousse).

Auteur, avec Frank Elgar, d’une monographie sur Picasso (Éd. Hazan, 1955), il a conçu et réalisé Cobra, un art libre (Éd. du Chêne, 1983). Il a aussi écrit une longue introduction à Maurice Estève. Catalogue raisonné de l’oeuvre peint (Éd. Ides et Calendes, 1995) ainsi qu’un ouvrage sur le poète Robert Ganzo (Éd. Slatkine, 2009).

Son grand poème Errance a déjà été superbement imprimé sur les presses de l’Imprimerie Nationale, en 1980.
Toi tu te taisNarcisseEditions d'En basAvril 2018Editions d'En basDans son nouveau spectacle, Toi tu te tais, Narcisse va plus loin encore dans sa recherche de symbiose entre les mots, la musique et la vidéo telle que nous l’avons vue et entendue dans Cliquez sur j’aime. L’écran géant qu’il utilise actuellement sera remplacé par neuf télévisions, montées sur des chariots, qui pourront se déplacer sur scène. Ces télévisions feront apparaître des personnages, des éléments de décor (meubles, tableaux muraux, etc.), et elles serviront aussi d’éclairage et d’instruments de musique.
À ce sujet, Narcisse a envie de se départir des bandes-son et de faire en sorte que le spectateur voit tout ce qu’il entend : la musique sera jouée en direct sur des instruments réels et sur des instruments virtuels
au travers des télévisions sur scène. Et de même que le hip-hop utilise des échantillons de musique existante mis en boucle, Narcisse va mettre en boucle des échantillons d’images existantes : ses télévisions se transformeront parfois en « vidéo-sampleurs ». Comme c’est le cas depuis six ans, Narcisse sera accompagné sur scène par le musicien Pierre Gilardoni.
Instantanés d'une société (2000-2017)Marie TerminiEditions des SablesAvril 2018Editions des SablesPoèmes rimés, personnages et situations arrachés à l’oubli.
Ex NihiloOlivier PasteurEditions des SablesAvril 2018Editions des SablesProse poétique, en 40 tableaux. Une femme parcourt, en sens inverse, les quarante dernières années de sa vie, recherchant un sens à ses rencontres avec les autres et avec elle-même, dans une quête improbable de son double.
A parts entièresJacques TornayLes Editions de l'AireAvril 2018Editions de l'AireChaque jour on se connaît moins que hier. Se creuse une distance. Quelque chose de nous s’efface, un élément s’est défilé qui la veille encore était là. À notre insu il y a eu on dirait un basculement vers le pire, ou vers le meilleur car plutôt qu’une soustraction il s’agit peut-être d’un plus, un supplément au fond de soi. On penche d’un côté de l’autre. Finalement rien n’a changé : la gare demeure à sa place, les balais sont dans le placard, Rome est au milieu du village et le ciel coincé tout là-haut comme un vieil ascenseur en panne.
Brasiers insouciantsBenjamin JichlinskiEditions Soleil Blancmars 2018Sous le titre insolite de "Brasiers Insouciants", Benjamin Jichlinski, jardinier poète, jeune auteur lausannois, livre un bouquet de 62 poèmes.
L'Autre c'est MoiCollectifEditions Héros-LimiteDébut avril 2018Editions Héros-LimiteL’autre c’est moi est l’aboutissement d’un travail mené par deux enseignants, Serge Boulaz et Francesco -Maria Oriolo, avec une cinquantaine d’élèves de 12 à 15 ans du Cycle d’orientation de Genève.
L’idée émerge lorsque Serge Boulaz, enseignant d’arts visuels, se propose d’explorer la façon dont nous appréhendons les images d’aujourd’hui et les confrontons à nos vies. Liant cette réflexion à la situation migratoire actuelle, il demande à ses élèves de choisir sur ce thème une photographie de presse qui les touche particu­lièrement. Ils ont alors pour tâche de reproduire l’image en suivant la technique de la mise au carreau, par le dessin et la peinture. Ce travail de transposition – qui exige attention, patience et préci­sion – a pour objectif de faire vivre à l’élève ce que dit la photo­graphie, et d’y laisser l’empreinte de ses émotions.
Francesco -Maria Oriolo, enseignant de français, prolonge cette ex­pé­rience en montrant à ses élèves les peintures réalisées par leurs pairs. Il leur demande de faire le choix d’une peinture et de prendre le temps de l’observer. L’immersion dans la réalité évoquée par l’image est cette fois rendue possible par l’écriture de strophes poé­tiques. La poésie devient alors un moyen d’aller chercher au plus profond de soi ce que peut ressentir l’autre, en devenant cet autre, l’espace d’un instant.
Ce livre est une rencontre de regards, d’univers et de formes. L’œuvre dans son ensemble émerge d’un travail collectif, qui fait intervenir des élèves d’horizons et de sensibilités différents. Ce n’est rien d’autre qu’un voyage vers soi-même pour mieux comprendre l’autre. L’autre devient alors un reflet de soi.
Ma ralentieOdile CornuzEditions d'Autre Part5 mars 2018Editions d'Autre PartAccueillir l’inouï, le laisser briller à la fenêtre. Ne plus craindre le brouillon, l’improvisation, tout ce qui laisse dans l’éphémère une marque jeune comme l’ongle d’un amant dans la pulpe d’un index bientôt caressant.

À l’origine de ce texte, un long poème de Henri Michaux, La ralentie. Une lecture qui féconde un autre chant, celui d’une auteure à la sensibilité singulière et au talent confirmé.
Les Carnets d'Eucharis - Portraits de poètes vol. IIPierre Bast, Julien Burri, Alain Fabre-Catalan, Alessio Christen, Julie Delaloye, Claire Genoux, Geneviève Liautard etc.Les Carnets d'EucharisMars 2018Les Carnets d'EucharisPortraits de Gustave Roud, Nancy Cunard et Charlotte Salomon.
Le Livre d'Ophélie et La Voie nomadeAnne PerrierEditions ZOEMars 2018Editions ZOELe Livre d’Ophélie (1979) et La Voie nomade (1986) sont deux livres phares dans l’œuvre poétique d’Anne Perrier. Dans Le Livre d’Ophélie, l’auteur affronte le mal, la violence du monde, la mort, par une parole tour à tour tendre et désespérée, où la révolte côtoie l’émerveillement. Dans La Voie nomade, Anne Perrier reprend ce balancement déchirant entre des forces contraires, mais d’une voix portée par l’appel des grands espaces. Ici, la poésie se tient en équilibre entre la beauté sensuelle de l’existence et sa cruauté dévastatrice, pour les dépasser, s’en alléger.
La couleuvre qui se mordait la queuePierre-André MilhitLes Editions d'Autre PartMars 2018Editions d'Autre PartLes vers libres composent un palindrome de nombres premiers déterminant la somme des mots de chaque texte. Sur ce canevas, le tisserand valaisan mélange les tons vifs et tendres, du verbe paillard au serment amoureux, pour un plaisir gourmand de lecture.
Territoires chamaniquesKenneth WhiteHéros-LimiteMars 2018Héros-LimiteQuitter les lieux communs, prendre ses distances avec tel ou tel discours à la mode et retrouver enfin «une parole dense, une culture fondée, un monde intimement et intensément vécu». Voici, pour le poète, l’essentiel.

Territoires chamaniques est le fruit d’un long travail de récolte de chants et de poèmes oraux. Kenneth White nous introduit avec jubilation à une poésie première, qui n’a cessé de nourrir, à travers le monde, un sentiment de proximité avec les choses et les êtres. Une poésie qui dessine une géographie originale et originelle dont les contours délimitent les fondements mêmes de notre culture.

Cet ouvrage a fait l’objet d’une première édition en 2007.
Pleines marges suivi de L’Autre, le Même / Margini pregni / Sün üna pagina alba / Erfüllte RändePierre Chappuis, Luzius Keller, Rut Plouda Marisa Keller-OttavianoEditions d'en basFévrier 2018Editions d'en basLe recueil Pleines marges, dont Pierre Chappuis est l’auteur, est exemplaire d’une poésie qui surgit à l’instant. En cela, il répond aux notions développées par Gaston Bachelard quant à l’instantanéité et à la discontinuité, comprises dans une structure qui, paradoxalement, les exprime. Comme la vision d’un paysage qui se module à chaque pas, le parcours poétique procède de surprises soudaines. Aussi, espace géographique et espace littéraire se confondent-ils, au point que la métaphore se trouve bouleversée. Les repères – références et signifiances –, ainsi pleinement épuisés, fondent l’oeuvre de Pierre Chappuis. Le poème est au centre, mais on a l’impression que l’essentiel est dans les marges, entre parenthèses. C’est un peu comme si le poème ne se suffisait pas à lui-même, il a besoin pour pleinement exister du rappel de la circonstance qui l’a fait naître : « (de la fenêtre) », p. 55, « (avant l nuit complète) », p. 56, « (mentalement, Paul Klee) », p. 57, etc. – ce qui enlève, en conséquence, toute forme d’autonomie au texte, et rappelle qu’à l’origine du poème, il y a toujours quelque chose qui lui est extérieur, qui le précède, et dont le poème ne garde peut-être qu’une trace lointaine (« Au matin, la neige »). Or cette trace, aussi imparfaite soitelle, est maintenant acceptée comme un bien – alors qu’auparavant, l’écriture considérait cette trace comme un manque, et la rejetait dans les marges. La parole est intermédiaire, elle est toujours indirecte, procède par réverbération ou écho ; elle ne peut que suggérer (mais ce n’est plus le rêve mallarméen, c’est maintenant le cauchemar de la poésie contemporaine) des situations qui permettraient d’appréhender l’être.
Hart am Wind/Tout près du ventKlaus Merz et Marion GrafEditions d'en basFévrier 2018Editions d'en basTout près du vent est la traduction de deux recueils de poèmes de Klaus Merz, Aus dem Staub/De la poussière de la terre et Unerwarteter Verlauf/Évolution inattendue (Haymon, 2015).
Aus dem Staub/De la poussière de la terre
Klaus Merz est un maître des formes courtes et concentrées. La résistance, titre d’un poème, résume à la fois la teneur du projet de ce recueil et de son écriture. En de courts vers épars, il développe des histoires de vie entière, dessine avec de simples indications des images colorées et lumineuses. Que Klaus Merz évoque de scènes de tous les jours ou qu’il se plonge dans ses souvenirs, qu’il rencontre des lieux ou des personnes étranges, il parvient toujours à se concentrer sur l’essentiel. Sous la surface de sa poésie laconique clignote un esprit espiègle et une ironie subtile.
Unerwarteter Verlauf/Évolution inattendue
Unerwarteter Verlauf : ainsi s’intitule le nouveau recueil de poésies de Klaus Merz. Fidèle à lui-même, le poète travaille à son établi comme toujours avec densité et concentration. Ce qui reste, ce sont des questions, car Klaus Merz est également passé maître dans l’art de se refuser aux réponses toutes faites.
Nuovi giorni di polvere/Nouveaux jours de poussièreFabiano Alborghetti et Anita RochedyEditions d'en basFévrier 2018Editions d'en basNouveaux jours de poussière est la traduction du recueil de poèmes de Yari Bernasconi, Nuovi giorni di polvere (Casagrande, 2015).
La première partie du recueil s’ouvre et se ferme en chiasme sur un paysage de ruines et d’abandon : Lettre de Dajevo. L’instance narrative se partage entre deux voix, celle à la première personne qui fait echo à celle d’un « tu » qui l’accompagne dans une traversée marquée par les horreurs et les désastres qui se trouvent historiquement stratifiés dans la réalité.
De l’Estonie ravagée à la longue liste des morts lors des travaux du tunnel du Gothard, de l’histoire d’un eugénisme caché en Suisse envers les gens du voyage à l’éruption du volcan Merape en Indonésie, ou des pérégrinations dans la lande irlandaise aux traversées de paysages italo-suisses, le témoin – le « tu » – révèle les indices de ces univers dévastés. La deuxième partie de ce recueil au titre sans illusion – Il n’est pas vrai que nous serons pardonnés – signifie l’implacable situation de celui qui hérite d’un passé qui fait irruption dans le présent sans aucune consolation possible et de celui qui risque par son indifférence ou son inattention de prolonger le désastre qui marque notre époque.
L'opposta riva/La rive opposéeFabiano Alborghetti et Thierry Gillyboeuf Editions d'en basFévrier 2018Editions d'en basLa rive opposée est la traduction du premier recueil de poèmes de Fa­biano Alborghetti L’opposta riva. Publié en italien en premier en 2006 (LietoColle), le poète en a remanié une nouvelle version parue chez La Vita Felice en 2013.La rive opposée est un recueil de poésie composé à la manière d’un Spoon River des vivants: chaque poésie est portée par une voix, chaque voix raconte une histoire. Le projet a été conçu à partir d’une expérience de l’auteur qui a passé trois ans (de 2001 à 2003) de sa vie en compagnie des immigrants clandestins, illégaux et sans papiers. Il a été le témoin d’existences cachées prises dans la pauvreté, dans le manque de sécurité, aussi médicale, dans l’illégalité, mais des vies toujours dignes et surtout honnêtes. La criminalisation des migrants par les médias ne rend pas compte de l’autre côté de la médaille, positif, plus vaste que l’on peut l’imaginer et invisible. On parle rarement de l’invisibilité.Cette nouvelle version est une réécriture plus serrée du texte initial, révèle les noms des personnes rencontrées et qui ont osé prendre la parole et raconter leur histoire. Pour ne pas les oublier et les nier une deuxième fois.
L'Or du rienVahé GodelLes Editions de l'AireFévrier 2018Les Editions de l'AireUn dernier mot : fermez les yeux ne laissez s’introduire en vous que le murmure des roseaux et le songe des eaux dormantes retrouvez peu à peu la saveur du ciel bleu - suivez l’exemple de l’oiseau.
Vahé Godel est né en 1931 à Genève d’une mère arménienne et d’un père suisse qui fut un linguiste de renom, spécialiste de la langue arménienne. L’oeuvre de Vahé Godel comprend poèmes, récits et essais, mais quel que soit le style, sa plume est toujours en recherche d’un langage capable de transcender le mot pour atteindre un verbe, proche du chant, déversant dans les coeurs des hommes le souvenir de leur humanité partagée. En dehors de ses activités d’écrivain, Vahé Godel a également traduit de l’arménien.
Anthologie du MielLes poètes du Miel de l'OursLe Miel de l'Ours5 mars 2018Le Miel de l'OursPour sa 55e parution, Le Miel de L'Ours propose - en guise de "synthèse" -
un patchwork contenant des poèmes de : Jacques Chessex ;
Georges Haldas ; Marianne Bionda ; Jacques Roman ;
Jean-Michel Olivier ; Boubacar Samb ;
Edmée Oyos ; Alexandre Voisard ; Sylvain Thévoz ;
Marie Tavera ; Vahé Godel ; Daniel Vuataz ;
Claude Darbellay ; Sylviane Dupuis ; Yves R-Tissot ;
Joël Bastard ; Claire Krähenbühl ; Charles Juliet ;
Frédérique Bachten Baud ; Rolf Doppenberg ;
Année Quinze ; Mousse Boulanger ; Jacques Moulin ;
Mira Wladir ; Damien Pattaroni ; Yannick Conus ;
Eliane Vernay ; Alain Bagnoud ; Patrice Mugny ;
Heike Fiedler ; Pierrette Micheloud ; Laurent
Cennamo ; Denise Mützenberg ; Isabelle Sbrissa.
Transparences du quotidienJean-Marc TheyrazEditions SlatkineJanvier 2018Editions SlatkineRecueil de poėmes, de notes prises sur le vif, qui retranscrivent des moments privilégiés, éternels, lumineux. Jean-Marc Theytaz a été journaliste au Nouvelliste durant 35 ans et s'est notamment occupé de recensions de livres et de critique d'art. Il pratique également l'aquarelle en amateur.
L'auteur de Nendaz en est à son 13eme recueil, publiés esentiellement chez Monographic et aussi chez Poésie vivante à Genève, avec notamment des préfaces de Pierrette Micheloud et Germain Clavien. La nature, la fuite du temps, la matérialité et la spiritualité qui se questionnent sont des thématiques réccurentes chez lui.
Tirer des flèchesJulie GilbertEditions Héros-LimiteFévrier 2018Editions Héros-LimitePrenant le contrepied des appels commerciaux qui nous inondent, l’auteure a voulu entrer dans l’univers intime d’inconnus en proposant sur son site ou à la billetterie de certains théâtres la possibilité de lui commander un poème. Les textes écrits pour cette occasion sont une incursion poétique dans le quotidien d’un ou d’une destinataire dont elle ne connaît que le nom et le numéro de téléphone.
Au rythme des lieux, des atmosphères, des paysages et des expériences traversés par Julie Gilbert, une véritable série de « poèmes téléphonique » s’est construite, dessinant une cartographie d’instants fugaces initialement voués à disparaître. Tirer des flèches rassemble ces textes, les mets en regard les uns des autres, et donne ainsi à relire et relier cette cartographie à la fois réelle et intime.
RespirationsSandra BerthousozEditions Slatkine22 janvier 2018Editions SlatkineSandra Berthousoz peaufine chaque mot et chacun d’entre eux fait mouche, résonne au plus profond de notre être. Par leur force, au-delà même du simple dire, ils nous connectent à l’humanité entière...
Poèmes du veilleurGeorges HaldasEditions L'Age d'Homme30 janvier 2018Editions L'Age d'HommeLes dernières années de sa vie, Georges Haldas est devenu pratiquement aveugle. Son écriture dansait sur les pages de ses petits carnets. Sa compagne, Catherine de Perrot-Challandes a alors déchiffré avec lui les pages qu'il avait écrite. Rebelle à l'idée de finitude et à tout étiquetage, il disait : « On me veut mort ; eh bien non, j'écriai encore des poèmes… Ma poésie complète ne sera pas complète… » Et Vladimir Dimitrijevic, qui le comprenait et qui venait fréquemment le voir au Mont, disait amusé : « Bien sûr Georges, continuez à écrire vos poèmes et tant pis pour la poésie complète… »
Le persil - La littérature hors du livreCarla Demierre, Antonio Rodriguez, Narcisse, Heike Fiedler, Pierre Thoma...Association des Amis du journal le persil16 janvier 2018Le persilNous avons le grand plaisir de vous annoncer la parution de notre dernier numéro "LA LITTERATURE HORS DU LIVRE", dirigé par Daniel Vuataz, qui comprend des contributions de 23 auteurs, collectifs et institutions. Ce numéro triple peut être commandé auprès de mdpecrivain@yahoo.fr
La revue de belles-lettres, 2017, 2Nimrod, Olivier Beetschen, James Sacré, Raymond Farina, Laurence Verrey, Pierre Chapuis etc.Société de Belles-Lettres de LausanneFin décembre 2017La revue de belles-lettres